Quels supports de sauvegarde pour PC ? Le guide pour bien choisir
La sauvegarde de données revient souvent sur Astuces & Aide Informatique. Vous y trouverez plusieurs guides pratiques : la sauvegarde de Windows 10, la sauvegarde des machines virtuelles Hyper-V ou le transfert de Windows 10 sur un SSD. Car protéger ses données est devenu un enjeu majeur. Entre les ordinateurs, les smartphones, les tablettes et les objets connectés, le volume de fichiers personnels et professionnels explose. Particuliers comme entreprises ont tout intérêt à sauvegarder. Reste à choisir le bon support : disque dur, cloud, NAS, clé USB, mémoire flash ou bande magnétique. Voici comment vous y retrouver.
📌 L’essentiel à retenir
Pour sauvegarder un PC, plusieurs supports de sauvegarde sont à disposition : disque dur externe (HDD ou SSD), serveur NAS, cloud, bande magnétique, clé USB. Le choix dépend de la capacité nécessaire, de la fiabilité du support, du temps d’accès aux données, de la sécurité et de la consommation électrique. Pour une protection optimale, appliquez la règle 3-2-1 : trois copies de vos données sur deux supports différents, dont une copie hors site (cloud ou NAS distant). Un logiciel de sauvegarde comme Acronis automatise tout ce processus.
Qu’est-ce qu’un support de sauvegarde ?
Un support de sauvegarde, également désigné comme stockage de masse, est tout simplement le matériel informatique qui assure le stockage des données informatiques : disques durs locaux ou réseaux, bande magnétiques, clouds, etc… Dans le cas du stockage de données dans le cloud, on parle souvent de support de stockage dématérialisé car vos données ne sont pas conservées chez vous. Mais les données ne sont pas vraiment dématérialisées puisqu’elles sont en fait stockées sur des serveurs informatiques distants.

A noter que les supports de stockage ont bien évidemment évolué avec les progrès de l’informatique et l’arrivée de nouvelles technologies numériques. Les supports de stockage de première génération sont les premiers supports qui ont été utilisés, avant même l’avènement de l’informatique.
Exemples : les cartes perforées qui ont été utilisées dès le 18ème siècle pour certains métiers à tisser ou des orgues de barbarie et les rubans perforés utilisés au début de l’informatique moderne. La quantité d’information stockée était bien sûre fort limitée.
Avec le développement fulgurant de l’informatique au 20ème siècle, de nouveaux types de supports de stockages ont été mis au point pour s’adapter aux nouveaux besoins de stockage de données. On les appelle supports de stockage de deuxième génération : bande magnétique, cassette, disquette, disque dur. Seuls les bandes magnétiques et les disques durs sont encore largement utilisés de nos jours.
Les supports de stockage de troisième génération (stockage optique) sont quant à eux encore utilisés aujourd’hui : CD, DVD, Blu-Ray. C’est la même chose pour les supports de stockage de quatrième génération : clé USB, carte mémoire (carte SD, carte micro SD etc…).
Les innovations en terme de support de stockage font que nous sommes en train de voir apparaître une cinquième génération de supports de stockage. Ils devront répondre aux défis de la généralisation des nouvelles technologies et améliorer la taille du support, les capacités de stockage, la fiabilité, le temps d’accès aux données, la consommation électrique du support etc…
Critères de sélection pour choisir un support de stockage
Plusieurs critères entrent en jeu pour choisir le bon support, ou plutôt les bons supports (idéalement, on en utilise au moins deux). Ces critères valent aussi bien pour un particulier que pour une entreprise.
La capacité de stockage
C’est le critère le plus évident. Le support doit pouvoir contenir l’ensemble de vos données. Inutile par exemple de partir sur une clé USB de 32 Go si vous avez 500 Go de photos et vidéos à sauvegarder. À l’inverse, une bande magnétique de plusieurs téraoctets serait surdimensionnée pour les quelques gigaoctets d’un particulier.
La fiabilité du support
Tous les supports ne se valent pas en termes de fiabilité, et c’est pourtant un critère majeur. Inutile d’amasser des giga-octets sur un support qui se dégradera dans les cinq ans. Le CD-ROM et le DVD-ROM, par exemple, ne tiennent pas leurs promesses pour l’archivage longue durée : rayures, lecture aléatoire au fil des ans, désormais souvent illisibles sur les ordinateurs récents qui n’ont plus de lecteur optique.
Mon conseil : utilisez toujours au moins deux types de supports différents. C’est la redondance qui garantit la pérennité de vos sauvegardes. Si l’un tombe en panne, l’autre prend le relais. C’est le principe de la règle de sauvegarde 3-2-1 : trois copies, sur deux supports différents, dont une hors site.
Le temps d’accès
Le temps d’accès aux données en lecture et en écriture du support de stockage est un autre critère à prendre en considération pour le choix de votre support de stockage. Là encore, il y a des grandes variations entre les supports de stockage à faible temps d’accès aux données (disque dur SSD, cartes mémoire Flash) et les types de support aux temps d’accès longs comme les bandes magnétiques. Ce support, qui a l’avantage d’avoir un faible coût, présente un temps d’accès long allant de quelques minutes à plusieurs heures. Si vous avez besoin de restaurer rapidement vos données et que vous n’avez que ce support comme solution de sauvegarde, cela risque de poser problème…
La consommation électrique
Ce n’est pas le critère le plus déterminant pour un particulier. Mais pour une entreprise qui fait tourner plusieurs NAS ou serveurs en continu, la facture d’électricité monte vite. C’est aussi un enjeu écologique à ne pas écarter, surtout à l’heure des engagements bas carbone des entreprises.
La sécurité
Voici un autre critère qui n’intéressera pas forcément l’utilisateur lambda mais qui intéressera le milieu professionnel où la confidentialité et la sécurité des données sont fondamentales. La cryptographie propose des méthodes de chiffrement des données qui est particulièrement adapté aux besoins des entreprises.
Les différents types de support de sauvegarde
Voici les principaux supports utilisés aujourd’hui, par les particuliers comme par les professionnels. Je passe volontairement sur les clés USB, les cartes mémoire et les CD/DVD-ROM, dont la capacité reste insuffisante pour gérer plusieurs dizaines de gigaoctets de données.
Les bandes magnétiques
C’est le plus ancien support de stockage (de deuxième génération) encore utilisé de nos jours. Il a l’avantage d’être peu coûteux par rapport aux autres solutions de stockage de masse et d’avoir une fiabilité qui n’est plus à prouver. Par contre, le temps d’accès aux données sur bande magnétique est très long, de quelques minutes à plusieurs heures. Ce n’est donc pas une solution à privilégier pour restaurer à chaud des données. Mais c’est une solution complémentaire de sauvegarde qui peut être intéressant pour les entreprises dans le cadre de l’archivage des données.
Les disques durs
Les disques durs, qu’ils soient mécaniques (HDD) ou à mémoire flash (SSD), sont la solution la plus répandue pour la sauvegarde. Bonnes performances, rapport qualité/prix attractif, grande capacité, temps d’accès rapide : ils cochent toutes les cases. Les disques SSD se démarquent surtout par leur vitesse de lecture et d’écriture nettement supérieure aux HDD classiques.
La capacité de stockage des disques durs n’arrêtant pas d’augmenter avec le temps (la capacité de stockage des disques durs double tous les 2 ans), il est maintenant possible de stocker plusieurs TéraOctets (To) de données dans un disque dur.
Grâce à la technologie RAID (Raid 0, Raid 1, Raid 5), il est possible d’utiliser plusieurs disques durs dans un ordinateur pour assurer une intégrité de ses données et pouvoir restaurer facilement ses données en cas de problème matériel ou logiciel.
Pour en savoir plus sur les différentes techniques RAID, consultez l’article sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/RAID_(informatique)
Les disques réseaux / NAS
Les disques durs réseaux ou serveurs NAS font également partie de la famille de disques durs sauf qu’ils sont autonomes. Ils possèdent généralement un système d’exploitation qui leur est propre. Ils se composent généralement de plusieurs disques durs et ont été spécialement conçus pour l’utilisation en réseau et le stockage sécurisé de données volumineuses (plusieurs To de données). Branchés au réseau local ou/et à internet et ayant une forte disponibilité, c’est une des solutions de sauvegarde les plus appréciées, notamment par les professionnels pour la conservation de données stratégiques.
Le cloud
Le cloud est également une autre solution de stockage de données. Les leaders du marché dans le domaine du cloud sont des sociétés connues dans le monde entier : DropBox, OneDrive (solution cloud de Microsoft), Google Drive, Amazon Drive ou Acronis Cloud Storage. Les données ne sont pas conservées chez vous mais sur des serveurs distants. Ces serveurs sont censés être optimisés pour la conservation, la réplication et la protection des données. Mais il y a souvent des doutes chez la consommateurs sur la sécurité de leurs données personnelles qui transitent par internet et qui pourraient être compromises en cas de piratage du service de cloud.
Le FTP (abréviation de File Transfer Protocol pour protocole de transfert de fichier) est une autre solution de sauvegarde distante mais son utilisation a tendance à diminuer avec le développement des services de stockage dans le nuage.
Foire aux questions
Quel est le meilleur support pour sauvegarder un PC ?
Il n’y a pas de meilleur support unique. La règle d’or est d’en combiner au moins deux : un disque dur externe pour les sauvegardes locales rapides, et le cloud (ou un NAS) pour une copie hors site. Cette combinaison protège à la fois contre la panne matérielle et contre le vol, l’incendie ou le cambriolage.
Quelle différence entre HDD et SSD pour une sauvegarde ?
Les disques HDD offrent une grande capacité à bas prix (jusqu’à 22 To pour environ 350 €), idéale pour stocker de gros volumes de sauvegardes. Les SSD sont plus rapides en lecture/écriture mais coûtent plus cher au gigaoctet. Pour de la sauvegarde pure, un HDD externe reste le meilleur compromis prix/capacité.
Combien de temps une sauvegarde reste-t-elle fiable sur un disque dur externe ?
Un disque dur externe stocké au sec et à température stable conserve les données entre 5 et 10 ans en moyenne. Au-delà, les composants mécaniques (HDD) ou les cellules mémoire (SSD) peuvent se dégrader. Pour de l’archivage de très longue durée, complétez avec une copie sur cloud ou sur bande magnétique.
Le cloud est-il vraiment sûr pour mes données ?
Oui, à condition de choisir un fournisseur sérieux qui chiffre les données (AES-256 minimum) et qui respecte la réglementation RGPD pour les serveurs en Europe. Activez systématiquement l’authentification à deux facteurs sur votre compte et utilisez un mot de passe unique et complexe.
Faut-il choisir un NAS pour la sauvegarde à la maison ?
Un NAS est intéressant si vous avez plusieurs appareils à sauvegarder (PC, Mac, smartphones de toute la famille) et beaucoup de données (photos, vidéos, musique). Comptez 200 à 500 € pour un NAS deux baies de qualité (Synology ou QNAP) plus le prix des disques. Pour un seul PC avec peu de données, un disque dur externe suffit.
À quelle fréquence faut-il sauvegarder ?
Pour des données qui changent peu (photos personnelles), une sauvegarde mensuelle ou hebdomadaire suffit. Pour des fichiers professionnels modifiés tous les jours, optez pour une sauvegarde quotidienne automatique. Les logiciels de sauvegarde comme Acronis ou Macrium Reflect peuvent programmer ces tâches sans intervention de votre part.



