Transférer Windows 10 / Windows 11 sur un disque SSD
Votre PC rame au démarrage, les applications mettent un temps fou à s’ouvrir et optimiser Windows n’a plus grand effet ? Le remplacement du disque dur par un disque SSD reste l’amélioration la plus spectaculaire que vous puissiez offrir à un ordinateur vieillissant. Mais personne n’a envie de réinstaller Windows 10 puis de tout reconfigurer. La solution : transférer Windows 10 ou Windows 11 sur un SSD grâce au clonage de disque, après avoir bien sûr effectué une sauvegarde de votre système d’exploitation. Pour rappel, le système d’exploitation regroupe Windows, ses pilotes, ses réglages et vos logiciels installés : c’est tout cela que vous allez déplacer en une seule opération.
📌 L’essentiel à retenir
Pour transférer Windows 10 ou Windows 11 sur un SSD sans réinstaller le système, il suffit de cloner votre disque actuel vers le SSD avec un logiciel dédié comme Acronis True Image. Branchez le SSD via un boîtier USB, lancez la fonction Cloner un disque, sélectionnez le disque source puis le SSD cible en mode automatique. Une fois le clonage terminé, remplacez physiquement l’ancien disque par le SSD : Windows démarre directement, beaucoup plus vite, avec tous vos logiciels et paramètres préservés.
Qu’est-ce qu’un disque SSD ?
SSD est l’abréviation de Solid State Drive en anglais. Le terme est aussi utilisé en français, même si nos amis québécois préfèrent disque à semi-conducteur. Il désigne une nouvelle génération de disque de stockage, très différente du disque dur mécanique HDD.
Différences avec un disque dur classique HDD
Un disque dur classique, abrégé HDD pour Hard Disk Drive, est un espace de stockage mécanique. Il est composé de plateaux circulaires recouverts d’une couche de matériau magnétique. C’est sur la surface de ces plateaux, très sensibles, que sont lues et inscrites les données.
Un SSD n’est pas conçu de la même manière. Finis les plateaux fragiles : il est composé de mémoire flash, comme une clé USB ou une carte SD. On parle donc de disque électronique, par opposition au disque mécanique. Il est inutile de défragmenter ce type de disque : au contraire, il est recommandé de désactiver la défragmentation planifiée.
Pour aller plus loin, voici les pages Wikipédia de référence :
SATA ou NVMe : quel type de SSD choisir ?
Deux grandes familles de SSD se partagent aujourd’hui le marché :
- SSD SATA au format 2,5 pouces : se branche comme un disque dur classique d’ordinateur portable ou fixe. Vitesse limitée à environ 550 Mo/s par la norme SATA III. Idéal pour remplacer un vieux HDD ;
- SSD NVMe au format M.2 : se branche directement sur la carte mère via un port PCIe. Vitesses très supérieures (jusqu’à 7 000 Mo/s en PCIe 4.0 et plus de 12 000 Mo/s en PCIe 5.0). Vérifiez la compatibilité de votre carte mère avant d’acheter.
Pour un ordinateur portable de plus de 5 ans, un SSD SATA 2,5 pouces est souvent la seule option. Sur une machine récente, privilégiez un NVMe si votre carte mère le permet.
Avantages d’un SSD
- Un SSD est bien plus performant. Le temps d’accès aux données est très réduit : jusqu’à 50 fois plus rapide en écriture et 35 fois en lecture qu’un HDD. C’est la meilleure amélioration possible pour y installer son système d’exploitation ;
- Un bruit quasi nul : pas de plateaux en rotation, pas de déplacement de têtes de lecture ;
- Une robustesse supérieure : un SSD n’est pas sensible aux chocs, vibrations ou champs magnétiques ;
- Une consommation électrique réduite, donc une autonomie accrue sur un portable ;
- Un poids léger et un format compact.
Inconvénients du SSD
- Le prix au gigaoctet reste supérieur à celui d’un HDD, même si l’écart s’est fortement réduit. On trouve aujourd’hui des SSD de 1 To à moins de 70 € et des 2 To autour de 120 € ;
- Une durée de vie limitée par un nombre de cycles d’écriture maximum. L’usure reste toutefois très lente en usage domestique : un SSD correct dure en général 5 à 10 ans. Une bonne stratégie de sauvegarde reste indispensable.
Transférer Windows 10 / 11 sur un SSD avec Acronis True Image
Pour déplacer Windows sur un SSD, nous allons utiliser le logiciel de backup Acronis True Image (anciennement commercialisé sous les noms Acronis Cyber Protect Home Office, puis recentré sous son nom historique depuis 2024). C’est l’un des logiciels les plus aboutis pour cloner un disque tout en préservant Windows et ses paramètres.
Acronis True Image est édité par la société suisse Acronis, spécialisée depuis plus de vingt ans dans la sauvegarde et la restauration système. La version grand public coûte environ 50 à 60 € pour une licence annuelle, avec sauvegarde illimitée et protection anti-ransomware intégrée. Vous retrouverez les tarifs et fonctionnalités à jour sur la page d’achat officielle. Une version d’évaluation est aussi disponible pour tester le logiciel avant achat.
À noter que nous aurions pu aussi utiliser Acronis Cyber Protect pour effectuer une migration de Windows sur SSD. Ce logiciel permet également d’effectuer une sauvegarde, un transfert et une restauration système, mais il est orienté entreprises et plus coûteux. Vous pouvez consulter notre test d’Acronis Backup pour en savoir plus.
Téléchargement et installation d’Acronis True Image
Pour migrer Windows sur un SSD, commencez par télécharger le logiciel sur le site officiel d’Acronis :
Télécharger Acronis True Image
Une fois le logiciel téléchargé, double-cliquez sur le fichier pour lancer l’installation. Acronis True Image télécharge des fichiers complémentaires puis vous guide jusqu’à la fin de l’installation.
Note : les captures d’écran et le tutoriel présentés ici ont été réalisés avec Acronis True Image 2018 Premium (v. 22.5.11530). L’interface a évolué depuis, mais le principe et les étapes restent identiques dans les versions actuelles.
Brancher le disque SSD
Première étape : connecter le SSD à votre ordinateur. Pour un SSD 2,5 pouces, le plus simple est de le placer dans un petit boîtier USB qui permet de le brancher temporairement en externe avant l’installation définitive. Ces boîtiers coûtent une dizaine d’euros et se trouvent facilement sur le net ou en boutique. Pour un SSD M.2 NVMe, il existe également des boîtiers USB compatibles, souvent plus chers.
Placez le SSD dans le boîtier, puis connectez-le au PC. Si votre SSD est neuf, pas d’inquiétude : Acronis True Image pourra l’initialiser automatiquement.
Problème d’espace disque sur le SSD ?
Si votre SSD est plus petit que le disque dur à cloner, il va falloir faire du tri avant. Je vous conseille d’effectuer un nettoyage de disque dur pour vous débarrasser des fichiers inutiles (caches, fichiers d’installation de Windows qui peuvent prendre plusieurs Go). Profitez-en pour trier vos données : supprimez ce qui ne sert plus, et déplacez vos photos, vidéos ou musiques volumineuses sur un périphérique de stockage externe. Votre SSD contiendra alors principalement le système d’exploitation et les logiciels essentiels.
Une fois votre SSD connecté à votre PC, nous pouvons commencer la migration de Windows vers le SSD via la fonction de clonage d’Acronis True Image.
Cloner Windows 10 / 11 sur un SSD
La fonctionnalité de clonage de disque d’Acronis True Image est puissante et bien pensée : j’ai pu cloner Windows 10 sur mon SSD sans la moindre difficulté.
- Démarrez Acronis True Image, cliquez sur Outils dans le menu de gauche, puis sur Cloner un disque.
- Sélectionnez le mode Automatique : il conviendra à la plupart des utilisateurs, notamment aux moins à l’aise avec les outils numériques.
- Choisissez le disque source (celui qui contient Windows) puis cliquez sur Suivant.
- Sélectionnez ensuite le disque cible (votre SSD). Si le SSD est neuf, sa détection peut prendre quelques secondes et afficher la mention Non initialisé. Cliquez sur Suivant.
- Un résumé du processus de clonage s’affiche. Vérifiez les informations puis cliquez sur Exécuter pour lancer le clonage du disque.
- Laissez Acronis True Image travailler. Le temps de clonage (souvent plusieurs heures) dépend de la quantité de données, de la RAM de votre ordinateur et de la vitesse du boîtier USB.
- Une fenêtre vous informe de la fin du processus et affiche des conseils pour l’utilisation du disque cloné. Lisez-les attentivement.







Remplacer le disque HDD par le disque SSD
Une fois le disque HDD cloné, il faut le remplacer physiquement par le SSD. Sur un PC portable, cela consiste à dévisser la trappe d’accès au disque, déconnecter l’ancien HDD et y placer le SSD. Sur un fixe, le SSD 2,5 pouces se visse dans une baie dédiée (parfois avec un adaptateur 3,5 pouces fourni) et se branche en SATA + alimentation. Un SSD M.2 NVMe se clipse directement sur la carte mère.
Redémarrez ensuite votre PC. Un BIOS récent détecte automatiquement le nouveau disque et Windows démarre directement, à une vitesse bluffante : un PC qui mettait 5 à 10 minutes à être utilisable sera désormais prêt en moins d’une minute. Un confort vraiment appréciable, surtout lorsque votre PC est indispensable au travail.
Mon disque SSD n’est pas reconnu après clonage, que faire ?
J’ai été tellement enthousiaste après la migration de Windows 10 sur SSD que j’ai voulu en faire profiter le PC de ma femme, dont les performances s’étaient effondrées après 10 ans d’utilisation. Je lui ai acheté un SSD de 250 Go, j’ai migré Windows 10 après sauvegarde et clonage… mais au redémarrage, rien, si ce n’est un message d’erreur signalant l’absence de disque. Que faire si le SSD n’est pas reconnu et que Windows ne démarre pas ?
Deux vérifications s’imposent après le clonage, surtout si vous installez le SSD sur la même machine que le disque source.
Le SSD est-il reconnu dans le BIOS ou l’UEFI ?
Première chose à vérifier : le disque SSD est-il bien reconnu dans le BIOS (ou l’UEFI sur les machines récentes) ? Accédez au BIOS en appuyant au démarrage du PC sur la touche F2, F12, Suppr ou F10, selon votre carte mère. Cherchez la section où sont listés les disques et l’ordre de boot : cela se trouve souvent dans Advanced Bios Features, Boot ou Démarrage.
Un lien complémentaire qui peut aider : accéder au BIOS de son PC.
Si le disque est listé, le problème se situe ailleurs (ordre de boot, partition active). S’il n’apparaît pas, comme pour le SSD de ma femme, revoyez le branchement physique.
Le branchement du SSD est-il correct ?
Le SSD étant fonctionnel (puisqu’il était reconnu via le boîtier USB pendant le clonage), il devrait apparaître dans le BIOS. Il y a de bonnes chances que le disque ait été mal reconnecté au PC. C’est ce qui s’était passé pour ma femme : je n’avais pas remis les vis liant le SSD au châssis, la connexion SATA n’était pas parfaitement enfichée. Une fois les vis remises et le câble bien branché, Windows a démarré normalement.
Windows 10 en fin de vie : faut-il en profiter pour passer à Windows 11 ?
Windows 10 n’est plus supporté par Microsoft depuis le 14 octobre 2025. Cela signifie plus de correctifs de sécurité (sauf via les Extended Security Updates payants). Si votre PC est compatible Windows 11 (TPM 2.0, Secure Boot, processeur récent), c’est l’occasion rêvée d’en profiter :
- Clonez d’abord votre installation Windows 10 sur le SSD via Acronis True Image ;
- Vérifiez que tout démarre correctement depuis le SSD ;
- Lancez la mise à niveau vers Windows 11 via Windows Update ou l’Assistant d’installation Microsoft.
Vous cumulez ainsi le gain de performance du SSD et la sécurité d’un système à jour, sans perdre vos fichiers ni vos applications.
En résumé, transférer Windows 10 ou 11 vers un SSD reste un jeu d’enfant avec Acronis True Image. Le jeu en vaut largement la chandelle : le gain de performance donne littéralement une seconde vie à un ordinateur vieillissant.
Article réalisé en partenariat avec Acronis
Foire aux questions
Le clonage efface-t-il le disque dur source (HDD) ?
Non, le clonage ne modifie pas le disque source. Vos données restent intactes sur l’ancien HDD. Vous pouvez le conserver comme sauvegarde de secours ou le réutiliser en disque de stockage secondaire après la migration.
Combien de temps prend le clonage de Windows vers un SSD ?
Le temps dépend principalement du volume de données et de la vitesse du boîtier USB utilisé. Comptez en général 1 à 3 heures pour un disque de 250 Go rempli aux trois quarts. Un boîtier USB 3.0 ou USB-C accélère nettement le processus.
Acronis True Image est-il gratuit ?
Non, Acronis True Image est un logiciel payant (environ 50 à 60 euros par an pour la version Standard). Une version d’évaluation limitée dans le temps est proposée sur le site officiel, qui suffit pour effectuer un clonage.
Puis-je cloner Windows vers un SSD plus petit que le disque source ?
Oui, à condition que les données effectivement présentes sur le disque source tiennent sur le SSD cible. Le mode automatique d’Acronis redimensionne les partitions. Faites du tri et un nettoyage de disque avant le clonage pour limiter les mauvaises surprises.
Dois-je activer le TRIM après la migration sur SSD ?
Windows 10 et Windows 11 détectent automatiquement un SSD après clonage et activent la commande TRIM, essentielle à la longévité du disque. Vous pouvez vérifier en ouvrant une invite de commandes administrateur et en tapant : fsutil behavior query disabledeletenotify. Une valeur 0 signifie que le TRIM est actif.
Windows 11 s’installe-t-il différemment sur un SSD ?
Non, la procédure de clonage est identique pour Windows 10 et Windows 11. Veillez simplement à ce que votre carte mère soit bien configurée en UEFI + Secure Boot, car Windows 11 exige ces deux paramètres pour démarrer correctement.
Faut-il formater le SSD avant le clonage ?
Non. Acronis True Image initialise et partitionne automatiquement le SSD cible pendant le processus de clonage. Si votre SSD n’est pas neuf et contient déjà des données, sauvegardez-les avant car elles seront écrasées.




