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Parallels Desktop : utiliser Windows sur un Mac sans redémarrer

Par Fabien Peltière , le 16/04/2026 , mis à jour le 03/11/2026 - 16 minutes de lecture
Présentation complète de Parallels Desktop pour utiliser Windows sur un mac

📌 L’essentiel à retenir

Parallels Desktop est un logiciel de virtualisation qui fait tourner Windows sur Mac sans redémarrage, contrairement à Boot Camp. Vos applications Windows et macOS s’ouvrent côte à côte, avec copier-coller et glisser-déposer entre les deux systèmes. Trois éditions principales existent : Standard, Pro et Business. Un essai gratuit de 14 jours permet de tester vos logiciels avant l’achat. Depuis la version 27, sortie en août 2026, le logiciel ne fonctionne plus que sur les Mac à puce Apple, où il installe Windows 11 pour processeurs Arm. Les Mac Intel restent sur la version 26.

Les Mac ont de nombreux atouts, mais certains logiciels n’existent tout simplement pas sous macOS : un progiciel métier sous Windows uniquement, un jeu réservé au PC, un vieil outil interne développé par votre entreprise. Parallels Desktop lève cette limitation en faisant tourner Windows directement sur macOS, côte à côte avec vos applications Apple, sans aucun redémarrage.

Bannière de Parallels Desktop pour utiliser Windows sur un Mac

Parallels Desktop pour Mac : de quoi s’agit-il ?

Au moment d’acheter un ordinateur, le choix entre PC et Mac reste délicat. Chaque système a ses aficionados et ses arguments tranchés. Opter pour l’un revient souvent à renoncer à certaines applications de l’autre. Parallels Desktop résout ce dilemme : ce logiciel permet de faire cohabiter Windows et macOS sur la même machine, sans compromis sur la fluidité.

Comment fonctionne Parallels Desktop

Parallels Desktop est un logiciel de virtualisation qui crée une machine virtuelle Windows (ou Linux) à l’intérieur de macOS. Le système invité accède à une partie de la mémoire, du processeur et du disque de votre Mac. Vous pouvez alors exécuter vos applications Mac et vos applications Windows dans la même fenêtre, ou utiliser Windows en bureau virtuel plein écran.

Un exemple concret : dans mon entreprise, tous les collègues travaillent sur Mac, sauf moi. Le logiciel de paie d’une collègue n’existe qu’en version Windows. Parallels Desktop a résolu le problème en quelques minutes, sans changer de machine. Autre avantage, vous pouvez faire glisser des fichiers du Finder vers l’Explorateur Windows et inversement, comme si les deux systèmes n’en formaient qu’un.

Pour basculer entre Windows et macOS, aucun redémarrage n’est requis. Vous choisissez simplement le système dans lequel ouvrir votre application. Voici une vidéo qui illustre le fonctionnement :

Les modes d’affichage de Parallels Desktop

Le logiciel propose trois modes d’affichage principaux, adaptés à différents usages :

  • Coherence : les applications Windows s’affichent directement sur votre bureau macOS, comme si elles étaient natives. Le système Windows reste invisible.
  • Plein écran : Windows occupe tout l’écran. Votre Mac se transforme temporairement en PC, idéal quand vous travaillez longtemps sous Windows.
  • Fenêtre : Windows tourne dans une fenêtre redimensionnable que vous placez où vous voulez sur l’écran, pratique pour garder un œil sur les deux systèmes en même temps.

Parallels Desktop permet aussi de copier-coller du texte ou de glisser-déposer des fichiers entre les deux systèmes. Il fait aussi tourner des jeux Windows en 3D et des applications graphiques lourdes, dans les limites détaillées plus bas. Vous pouvez également importer vos données depuis un PC ou installer une distribution Linux pour disposer de trois systèmes en parallèle sur la même machine.

Quelles applications Windows faire tourner avec Parallels Desktop ?

Pour les professionnels et les étudiants, certaines applications Windows restent nécessaires, même si le Cloud réduit peu à peu cette dépendance. Parallels Desktop fait tourner la plupart des logiciels Windows sur votre Mac.

Microsoft Office

La suite bureautique de Microsoft reste la référence en entreprise. Elle comprend notamment :

  • Word pour le traitement de texte.
  • Excel pour les tableurs et les calculs.
  • PowerPoint pour les présentations visuelles.
  • OneNote pour la prise de notes.
  • Outlook pour la messagerie électronique.
  • Access pour les bases de données.
  • Publisher pour la publication assistée, jusqu’à la fin de son support par Microsoft en octobre 2026.

Office existe en version Mac, mais certaines fonctions avancées restent réservées à la version Windows, et Access n’existe que sous Windows. Si vous préférez une alternative gratuite à Microsoft Office, LibreOffice fonctionne très bien sur Mac. Sinon, installez la version Windows de Microsoft Office, y compris Microsoft 365 ou Office Pro, dans votre machine virtuelle Parallels.

Microsoft Visual Studio

Les développeurs qui travaillent avec la pile .NET ou qui ont besoin de déployer sur Windows Server utilisent Visual Studio. Le logiciel réunit un éditeur de code, un débogueur, un concepteur d’interface graphique et un modeleur de base de données. Parallels Desktop permet de faire tourner Visual Studio sur un MacBook sans renoncer à macOS pour le quotidien.

Les logiciels métiers exclusifs à Windows

De nombreux logiciels métiers (comptabilité, paie, CAO, gestion hospitalière, logiciels bancaires internes) n’existent que sous Windows. Parallels Desktop fait tourner la plupart d’entre eux sans modification. Ceux qui exigent un pilote particulier, pour un lecteur de carte à puce ou une imprimante réseau par exemple, méritent un test pendant la période d’essai.

Les différentes versions de Parallels Desktop

Depuis son lancement en 2006, Parallels Desktop a connu une vingtaine de versions majeures. L’éditeur publie une nouvelle édition chaque année, avec un support officiel des dernières versions de macOS et de Windows. La numérotation a sauté de 20 à 26 en 2025 pour s’aligner sur celle de macOS. La dernière version, Parallels Desktop 27, est sortie en août 2026. Trois formules principales coexistent aujourd’hui, auxquelles s’ajoute une offre Enterprise sur devis.

La version d’essai de Parallels Desktop

La version d’essai reprend les fonctions de l’édition Pro. Elle est gratuite, téléchargeable directement et utilisable pendant 14 jours sans restriction. De quoi vérifier tranquillement que vos applications Windows tournent bien sur votre Mac avant de passer à l’achat.

https://www.parallels.com/fr/products/desktop/trial/

Parallels Desktop Standard

La version grand public couvre tous les usages courants. Si vous utilisez encore Boot Camp sur un Mac Intel, restez sur la version 26 : elle sait importer votre installation Boot Camp dans une machine virtuelle, pour garder vos logiciels sans repartir de zéro. La version 27 a abandonné cette fonction, comme la prise en charge des Mac Intel.

Cette édition limite chaque machine virtuelle à 8 Go de mémoire et 4 processeurs virtuels, ce qui convient à la bureautique et aux logiciels courants. C’est aussi la seule à proposer un achat unique en plus de l’abonnement annuel. Le Mode Voyage, qui réduisait la consommation pour prolonger l’autonomie de la batterie, a disparu avec la version 27.

Bannière pour acheter Parallels Desktop et lancer Windows sur Mac

Parallels Desktop Pro Edition

L’édition Pro augmente les ressources allouées à la machine virtuelle : plus de mémoire RAM, plus de cœurs de processeur et une puissance de traitement accrue. Parallels annonce jusqu’à 128 Go de mémoire et 32 processeurs virtuels par machine, avec un plafond de 62 Go et 18 processeurs virtuels sur puce Apple. Elle s’adresse aux développeurs, aux architectes et aux professionnels de l’IT qui ont besoin de simuler des environnements serveur. L’utilisateur bénéficie également d’un support technique prioritaire.

https://www.parallels.com/fr/products/desktop/pro/

Parallels Desktop Business Edition

Destinée aux entreprises, cette version reprend toutes les fonctions de la Pro et y ajoute :

  • Un support premium avec temps de réponse garanti.
  • Un système d’administration centralisé pour gérer plusieurs postes.
  • Un portail de gestion des licences.
  • Des outils de déploiement en masse pour les équipes IT.
  • Des contrôles de sécurité avancés et des stratégies de groupe.

https://www.parallels.com/fr/products/business/

Combien coûte Parallels Desktop ?

Parallels vend surtout son logiciel à l’abonnement annuel. À la sortie de la version 26, en août 2025, l’édition Standard était affichée à 100 € par an et l’édition Pro à 120 € par an, avec des promotions régulières : une offre ramenait alors la Standard à 64,99 € pour un an. Les tarifs de la version 27 peuvent différer, vérifiez le prix affiché sur la boutique de Parallels au moment de commander.

L’achat unique, sans abonnement, n’existe que pour l’édition Standard. Il vous donne le droit d’utiliser indéfiniment la version achetée, sans les mises à jour de fonctionnalités incluses dans l’abonnement. Les éditions Pro et Business se prennent uniquement à l’année. Dans tous les cas, une licence couvre un seul Mac, et Windows reste à acheter à part.

Pourquoi choisir Parallels Desktop plutôt que Boot Camp ?

Boot Camp, fourni par Apple, permet lui aussi d’installer Windows, mais uniquement sur un Mac Intel. L’autre différence est simple : Boot Camp oblige à redémarrer l’ordinateur pour basculer d’un système à l’autre. Parallels Desktop, lui, fait tourner les deux systèmes en même temps dans une machine virtuelle. Vous pouvez avoir Word sous Windows et Safari sous macOS ouverts côte à côte, sans rebooter.

Parallels Desktop a été développé spécifiquement pour macOS. Il est donc plus intégré que les machines virtuelles open source comme VirtualBox, même si ces dernières restent gratuites. VMware Fusion, gratuit lui aussi depuis novembre 2024, fait également tourner Windows 11 sur un Mac à puce Apple, mais Microsoft ne le cite pas parmi ses solutions autorisées. Boot Camp n’a jamais été proposé sur ces Mac (M1 à M5). Microsoft y autorise deux voies : Parallels Desktop en local, et Windows 365, un PC Windows diffusé depuis le cloud par abonnement.

Fluidité

Le passage d’un système à l’autre se fait sans rupture : copier-coller, glisser-déposer, partage du presse-papiers, transfert de fichiers fonctionnent dans les deux sens. La version 27 fonctionne sur les Mac à puce Apple : MacBook, MacBook Air, MacBook Pro, iMac, Mac mini, Mac Studio et Mac Pro. Les Mac Intel restent sur la version 26, qui reçoit encore des mises à jour de sécurité et de compatibilité.

©Parallels Desktop

Simplicité d’installation

L’installation se fait en quelques clics. Parallels Desktop télécharge automatiquement une image de Windows, configure la machine virtuelle et vous laisse démarrer dès la fin de l’opération, dont la durée dépend surtout de votre connexion. Aucune manipulation avancée n’est nécessaire. Prévoyez macOS Sonoma 14.7 au minimum, 8 Go de mémoire vive (16 Go recommandés) et au moins 16 Go d’espace disque pour Windows.

©Parallels Desktop

Rapidité d’exécution

Les applications Windows prévues pour Arm s’exécutent à une vitesse proche du natif. Celles écrites pour x64 passent par l’émulation de Windows 11 et peuvent être un peu moins rapides. Adobe Photoshop, Visual Studio ou SketchUp restent confortables sur un Mac récent. Sur les Mac à puce Apple, Parallels s’appuie sur la virtualisation matérielle, et l’accélération graphique complète demande une puce M3 ou plus récente.

©Parallels Desktop

Personnalisation de l’affichage

Vous choisissez comment utiliser Parallels Desktop. Avec le mode Coherence, Windows se fond dans macOS et disparaît visuellement, seules les applications apparaissent. Pour ceux qui connaissent mal macOS et veulent rester dans un environnement Windows familier, le mode plein écran convient parfaitement. Vous avez alors l’impression d’utiliser un PC, mais sur votre Mac.

©Parallels Desktop

Quelles sont les limites sur un Mac à puce Apple ?

Depuis la version 27, Parallels Desktop ne fonctionne plus que sur les Mac à puce Apple. Il y installe Windows 11 pour processeurs Arm, pas la version classique des PC Intel et AMD. La plupart des applications Windows tournent quand même : celles prévues pour Arm directement, les autres (x86 et x64) par émulation, parfois un peu moins vite. Quelques restrictions restent à connaître :

  • Les périphériques : Microsoft prévient que la version Arm de Windows peut limiter certains appareils. Le partage Bluetooth a aussi disparu avec la version 27, Parallels conseille une clé USB Bluetooth pour relier un appareil à Windows.
  • Les jeux : la page produit de Parallels annonce une prise en charge jusqu’à DirectX 11, et Microsoft signale que les logiciels qui dépendent de DirectX 12 peuvent poser problème. L’accélération graphique complète demande une puce M3 ou plus récente.
  • La virtualisation imbriquée : le sous-système Windows pour Linux (WSL), Windows Sandbox et la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) ne sont pas pris en charge. Cette limite gêne surtout les développeurs.
  • La licence : Parallels ne fournit pas Windows. Microsoft demande une licence Windows 11 Pro distincte pour chaque installation, physique ou virtuelle.

Le plus simple reste de profiter de l’essai gratuit de 14 jours pour lancer vos vrais logiciels avant de payer.

À quoi servent Parallels Toolbox et Parallels RAS ?

Parallels Toolbox est une boîte à outils qui regroupe plus de 30 utilitaires dans une seule application : téléchargement de vidéos YouTube, nettoyage du disque, recherche de doublons, enregistrement d’écran, captures, minuteur, conversion de fichiers. Pratique pour automatiser les petites tâches quotidiennes sans installer une dizaine de logiciels séparés.

Parallels RAS (Parallels Remote Application Server) vise les entreprises. La solution permet de diffuser des applications et des bureaux virtuels à moindre coût. Vos employés et vos clients accèdent à leurs logiciels métiers depuis n’importe quel appareil, ordinateur, tablette ou smartphone, sans installation locale.

Foire aux questions

Non, mais une version d’essai gratuite de 14 jours donne accès aux fonctions de l’édition Pro. Ensuite, vous choisissez un abonnement annuel ou, pour l’édition Standard uniquement, un achat unique.

À la sortie de la version 26, en août 2025, l’édition Standard était affichée à 100 € par an et la Pro à 120 € par an, hors promotions. Vérifiez le tarif du moment sur la boutique de Parallels avant de commander.

Oui, Parallels Desktop prend en charge les puces Apple depuis la version 16.5, sortie en avril 2021. Microsoft le cite comme solution autorisée pour faire tourner Windows 11 en local sur ces Mac, où Boot Camp n’a jamais été disponible.

Oui, mais pas avec la dernière version. Parallels Desktop 27 a abandonné les Mac Intel : ces machines restent sur la version 26, qui reçoit encore des mises à jour de sécurité et de compatibilité.

Oui. Sur un Mac à puce Apple, Parallels Desktop installe automatiquement la version Arm de Windows 11. Sur un Mac Intel, Parallels Desktop 26 installe la version classique de Windows.

Boot Camp installe Windows sur une partition séparée, oblige à redémarrer pour changer de système et ne fonctionne que sur les Mac Intel. Parallels Desktop fait tourner Windows dans une machine virtuelle, en même temps que macOS, sans aucun redémarrage.

Le logiciel consomme une partie de la mémoire vive et du processeur, mais sur un Mac récent avec au moins 16 Go de RAM, la différence est à peine perceptible. Sur un Mac plus ancien avec 8 Go, il vaut mieux fermer les applications macOS pendant l’utilisation de Windows.

Oui pour beaucoup de jeux, surtout sur un Mac équipé d’une puce M3 ou plus récente. La prise en charge annoncée par Parallels s’arrête à DirectX 11, et les jeux qui exigent DirectX 12 ou certaines protections anti-triche peuvent poser problème.

Oui. Parallels Desktop télécharge Windows mais ne fournit pas la clé de licence. Vous devez acheter une licence Windows auprès de Microsoft ou d’un revendeur agréé pour activer le système.

Fabien Peltière

Fabien Peltière

Rédacteur & Community Manager

Baignant dans l'informatique depuis tout petit (j'ai écrit mes premières lignes de code sur un Amstrad CPC 464) et travaillant depuis plus de 20 ans dans le web, j'écris des tutoriels destinés aux débutants afin de leur permettre de mieux appréhender le monde numérique, ses enjeux, ses pratiques et ses menaces. Responsable des réseaux sociaux (community manager pour Astuces & Aide Informatique).

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