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Wi-Fi communautaire fermé : quelles solutions pour rester connecté en déplacement ?

Par Steve Chevillard , le 03/11/2026 , mis à jour le 03/11/2026 - 12 minutes de lecture
Homme assis sur un banc de gare, ordinateur portable sur les genoux, relié au partage de connexion de son smartphone posé à côté de lui

📌 L’essentiel à retenir

Les réseaux Wi-Fi communautaires ont fermé : Orange en 2021, SFR WiFi FON en 2023, FreeWiFi Secure en 2025. Pour rester connecté en déplacement, commencez par le partage de connexion de votre smartphone, souvent sans surcoût. À court de data ? Un forfait 200 Go se trouve dès 8,99 € par mois. Le routeur de poche sert aux usages réguliers à plusieurs, la box 5G aux logements mal desservis, l’eSIM de voyage aux séjours hors Union européenne. Le Wi-Fi public reste un dépannage, avec un VPN.

Vous avez sans doute déjà cherché FreeWifi_secure ou SFR WiFi FON dans la liste des réseaux de votre téléphone. Et pourtant, plus rien. Orange a coupé son Wi-Fi partagé le 1er août 2021, SFR le 1er mai 2023, et Free a fini par éteindre FreeWiFi Secure le 1er octobre 2025.

Ces réseaux dépannaient des millions d’abonnés pour zéro euro. Il faut donc trouver autre chose, et on aura vite fait de vous vendre un abonnement de plus alors que la réponse est souvent déjà dans votre poche. Voici les six options qui tiennent la route, ce qu’elles coûtent vraiment, et celle que je prendrais à votre place.

Pourquoi le Wi-Fi communautaire a-t-il disparu ?

Le principe était malin : chaque box diffusait un second réseau, ouvert aux autres abonnés du même opérateur. Votre voisin dépannait votre téléphone, et vous dépanniez le sien. On parle de hotspots par millions : près de 7 millions de points d’accès chez Orange, et jusqu’à 21 millions revendiqués par SFR dans près de 70 pays.

Trois coups ont eu sa peau. Premier coup : la 4G puis la 5G, souvent plus rapides que ce Wi-Fi partagé. Deuxième coup : le coût, car surveiller des millions de points d’accès revient cher. Et le dernier, côté sécurité : un chercheur a montré que FreeWiFi Secure transmettait en clair l’IMSI, l’identifiant permanent de votre carte SIM. Free, lui, parle d’un service « devenu obsolète ».

Petit conseil : ne vous connectez plus à un réseau qui porte encore l’un de ces noms. Il n’est très probablement pas officiel et peut servir à siphonner vos données (evil twin, jumeau maléfique en français). Supprimez aussi les anciens profils enregistrés sur votre téléphone, ça prend trente secondes.

Alternatives au Wi-Fi communautaire : le comparatif des six options

Les prix ont été relevés début novembre 2026, sauf mention contraire plus bas. Ils bougent vite, alors vérifiez-les avant de signer quoi que ce soit.

OptionCoûtSimplicitéDébitSécurité
Partage de connexion0 € de plus si votre forfait suffitImmédiate, c’est déjà dans le téléphoneCelui de votre réseau mobileBonne, avec un mot de passe solide
Forfait mieux dotéDe 8,99 à 19,99 € par mois pour 200 GoUn changement d’offre, sans engagementCelui du réseau de l’opérateurCelle du réseau mobile
Routeur de pocheEnviron 60 à 80 € en 4G, 280 à 600 € en 5G, plus un forfaitUn boîtier de plus à chargerSelon le modèle et le réseauDépend du fabricant
Box 5GDe 25,99 à 42,99 € par moisSur secteur, à une adresseJusqu’à 1,1 à 1,5 Gb/s annoncésCelle d’une box classique
Wi-Fi publicGratuitPortail de connexion à validerTrès variableFaible sans VPN
eSIM de voyageEnviron 30 à 35 € pour 10 Go en EuropeQuelques minutes, téléphone compatible requisCelui du réseau localCelle du réseau mobile

Le partage de connexion : commencez par là

C’est mon premier réflexe, et ça devrait être le vôtre. Votre téléphone diffuse sa connexion 4G ou 5G vers votre ordinateur ou votre tablette, sans appareil de plus. Dans mon village, c’est même ce qui m’a sorti d’une connexion fixe poussive : je raconte tout dans mon tuto sur le partage de connexion Android.

Concrètement, ça se règle en quelques secondes :

  • Sur Android : balayez l’écran du haut vers le bas, appuyez longuement sur Point d’accès, puis activez Point d’accès Wi-Fi (aide Android). Les libellés varient un peu selon la marque.
  • Sur iPhone : ouvrez Réglages > Partage de connexion, puis activez Autoriser d’autres utilisateurs (aide Apple).

Ça donne quoi en vrai ? Deux limites à connaître. La première, c’est la data. Votre ordinateur ne sait pas qu’il passe par un téléphone : mises à jour, synchro du cloud et vidéos se servent sans compter. Une heure de Netflix en HD peut avaler jusqu’à 3 Go. Sous Windows 11, déclarez donc ce réseau en connexion limitée (Paramètres > Réseau et Internet > Wi-Fi, puis les propriétés du réseau), histoire de calmer les mises à jour : seules les prioritaires sont encore téléchargées.

La seconde, c’est la batterie, qui fond vite. Branchez le téléphone en USB à l’ordinateur quand vous le pouvez : il partage et il se recharge. Seule exception, Google précise que les Mac ne gèrent pas le partage USB avec Android. Sachez aussi que certains opérateurs limitent ce partage ou le facturent : un coup d’œil à votre fiche tarifaire vous évitera une surprise.

Un forfait mieux doté, si vous tombez à sec

Vous utilisiez le Wi-Fi communautaire pour économiser votre data ? Le problème se règle souvent tout seul, parce que les gros forfaits ne coûtent plus grand-chose. L’enveloppe va de 8,99 € par mois chez Lyca Mobile à 19,99 € chez SFR, sans engagement. Sosh et B&You sont à 15,99 €.

Pas la peine de viser 200 Go si vous en consommez 15. Regardez d’abord votre consommation réelle dans les réglages du téléphone, sur deux ou trois mois. Vérifiez ensuite deux lignes de l’offre : le prix après la promotion, et l’enveloppe utilisable en Europe, qui va de 14 à 200 Go sur ces mêmes forfaits.

Pour aller plus loin, j’ai détaillé comment choisir son opérateur. Un autre article du site explique ce qui sépare les forfaits prépayés et postpayés.

Le routeur 4G ou 5G de poche, pour un usage régulier

Routeur 4G de poche blanc relié à un câble, posé près d'un smartphone : une alternative au Wi-Fi communautaire

C’est un petit boîtier à batterie qui reçoit une carte SIM et fabrique son propre Wi-Fi. Son intérêt : connecter plusieurs appareils sans vider votre téléphone. Il a du sens pour une famille en vacances ou pour quelqu’un qui travaille souvent sur la route.

Côté prix, ça pique vite. Comptez environ 60 à 80 € pour un modèle 4G comme le TP-Link M7350. En 5G, le TP-Link M8550 était relevé à 279,99 € en avril 2026, mais d’autres vendeurs le donnent plutôt entre 370 et 450 €. Le Netgear Nighthawk M7 s’affiche autour de 600 €. Ajoutez le forfait de la carte SIM, car le boîtier ne fournit pas la connexion.

Méfiez-vous des modèles à prix cassé sur les places de marché. Des chercheurs ont trouvé trois portes dérobées d’usine dans des routeurs Zbtlink revendus sous une quinzaine de marques. Pour un dépannage de temps en temps, inutile d’acheter quoi que ce soit : votre téléphone fait le travail.

La box 4G ou 5G, pour un logement mal desservi

Freebox Ultra : vue rapprochée du boîtier serveur avec écran tactile

Là, on change de sujet. Une box 5G ne vous suit pas dans la rue : elle se branche sur secteur et sert un lieu, comme un logement sans fibre ou une résidence secondaire. La RED Box 5G démarre à 25,99 € par mois (plus 29 € de mise en service). Free et Bouygues Telecom affichent 29,99 € pendant 12 mois, puis 39,99 €. SFR est à 34,99 € et l’offre 5G+ Home d’Orange à 42,99 €.

Lisez bien les conditions. La box de Free est réservée aux logements pas encore raccordables à la fibre, et Bouygues comme Orange exigent une couverture 5G en 3,5 GHz. La data dite illimitée peut aussi être lissée en cas de saturation. Si la 5G ne passe pas chez vous, regardez les box 4G. Le guide pour bien choisir sa box internet vous aidera à trancher. Pour un simple besoin de dépannage, c’est un abonnement de trop.

Le Wi-Fi public, pour dépanner seulement

Hotspot WiFi : se connecter à Internet sans fil depuis un lieu public

Gratuit, oui. Fiable, pas vraiment. Le Wi-Fi des TGV inOui est gratuit, mais il reprend simplement la 4G et la 5G des antennes le long des voies, sur plus de 70 % des lignes à grande vitesse. Il ralentit dès que les voyageurs se connectent en nombre et coupe dans les tunnels. Les cafés et les bibliothèques en proposent aussi, avec une qualité très variable.

Le vrai sujet, c’est la sécurité, et les risques du Wi-Fi public ont droit à leur article dédié. À votre place, je m’en servirais pour lire mes mails, jamais pour ma banque. Coupez la connexion automatique aux réseaux Wi-Fi, et passez par un VPN de confiance si vous devez y rester longtemps.

L’eSIM de voyage, pour partir hors de l’Union européenne

Dans l’Union européenne, votre forfait fonctionne sans surcoût dans la limite de son enveloppe Europe. Inutile d’acheter quoi que ce soit de plus. L’eSIM de voyage, une carte SIM virtuelle à installer depuis une appli, devient intéressante au-delà, ou quand cette enveloppe ne suffit pas.

Airalo et Saily vendent au volume, Holafly à la durée, sans compteur de Go. À titre de repère, les comparatifs de 2026 donnent environ 30 à 35 € pour 10 Go sur 30 jours en Europe chez Airalo ou Saily. Les tarifs changent selon le pays, alors regardez le prix dans l’appli et vérifiez que votre téléphone gère l’eSIM. Pour la suite du voyage, gardez sous la main ma checklist avant de partir et les conseils sur le VPN à l’étranger.

Quelle option choisir selon votre situation ?

  • Vous dépanniez votre ordinateur de temps en temps : le partage de connexion suffit.
  • Vous tombez à court de data : changez de forfait avant d’acheter un appareil.
  • Vous connectez plusieurs appareils chaque semaine en déplacement : prenez un routeur de poche d’une marque connue.
  • Votre logement n’a pas de bonne connexion fixe : regardez la box 5G ou 4G.
  • Vous voyagez hors de l’Union européenne : comparez une eSIM de voyage avec l’offre de votre forfait.
  • Vous patientez dans un train ou dans un café : le Wi-Fi public fera l’affaire, sans opération sensible.

Ce que je ferais à votre place

Testez le partage de connexion dès aujourd’hui, avant d’en avoir besoin sur un quai de gare. Regardez ce que vous consommez vraiment chaque mois. Supprimez les anciens profils FreeWifi et SFR de votre téléphone.

Bref, si je devais n’en garder qu’une, je prendrais le partage de connexion avec un forfait bien dimensionné. Pas de boîtier à charger, pas d’abonnement en plus, et ça marche partout où votre téléphone capte. Tout le reste répond à un besoin précis : si vous ne l’avez pas, gardez votre argent.

Foire aux questions

Non, il garde simplement l’ancien profil en mémoire. Supprimez-le dans la liste des réseaux enregistrés. Vous éviterez ainsi qu’il se connecte seul à une borne qui imiterait ce nom.

Souvent, mais ce n’est pas une règle : Google rappelle que certains opérateurs le limitent ou le facturent. Regardez la fiche tarifaire de votre offre. Les données partagées sont décomptées de votre enveloppe, comme le reste.

Oui, pour un seul ordinateur qui doit rester connecté sans mobiliser votre téléphone. Comptez environ 40 à 75 € pour une Huawei E3372, plus un forfait. Pour un usage occasionnel, le partage de connexion fait le même travail sans rien acheter.

Il chiffre votre trafic, ce qui complique l’espionnage sur le réseau. Il ne vous protège pas si vous tapez vos identifiants sur une fausse page de connexion. Regardez donc l’adresse du site avant de saisir quoi que ce soit.

Non, ce n’est pas une box nomade : Free, RED, SFR et Bouygues Telecom la réservent à l’adresse déclarée à la souscription. Chez Orange, vérifiez les conditions de votre offre avant de la déplacer. Pour bouger régulièrement, un routeur de poche est plus adapté.

L’opérateur doit vous prévenir à 80 % de consommation, puis il peut facturer un supplément. Ce supplément est plafonné à 1,10 € HT par Go en 2026. Pensez à couper le partage de connexion si votre enveloppe est limitée.

Steve Chevillard, créateur d'Astuces & Aide Informatique

Steve Chevillard

Fondateur & Directeur technique web

Homo numericus. J'ai lancé Astuces et Aide Informatique en 2015, à une époque où j'expliquais surtout les mêmes choses trois fois à mes proches. Depuis, je continue : dépanner, tester, écrire ce que j'aurais aimé lire. Une licence en Histoire, un diplôme de développeur web à l'Université de Bourgogne et aujourd'hui directeur technique web chez Philo éditions (Sciences Humaines, Philosophie magazine, Philonomist). En dehors des écrans, je joue de la basse, j'écoute beaucoup de musique et j'ai une femme et deux enfants qui me rappellent qu'il existe un monde hors du terminal.

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