Invite de commandes Windows (CMD) : guide complet et liste des commandes
📌 L’essentiel à retenir
L’invite de commandes (cmd.exe) est l’interpréteur historique de Windows : une console dans laquelle vous tapez des instructions que le système exécute sans demander confirmation. Le plus rapide pour l’ouvrir reste Windows + R puis cmd, avec Ctrl + Maj + Entrée pour la lancer en administrateur. Sous Windows 10 et 11, elle cohabite avec PowerShell et Windows Terminal, désormais mis en avant dans les menus. Toutes les commandes ne sont pas disponibles selon votre édition de Windows, et les plus utiles (ipconfig, sfc, chkdsk) exigent des droits d’administrateur.
Austère, puissante, dangereuse, compliquée… l’invite de commandes (cmd) de Windows se voit souvent affubler de nombreux qualificatifs. Mais l’invite de commandes permet de réaliser des commandes et d’effectuer toutes sortes d’opérations sur le système de votre ordinateur comme paramétrer Windows ou réparer Windows.
Pour bien l’utiliser, mieux vaut savoir précisément à quoi sert cet interpréteur, comment l’ouvrir dans Windows et comment y saisir des commandes. Découvrez dans cet article toutes les informations sur l’invite de commandes de Windows valable pour toutes les versions de Windows : Windows 11, Windows 10 et les versions plus anciennes de Windows (Windows 7, Windows 8, Windows 8.1 etc.).

À quoi sert l’invite de commandes ?
Tous les ordinateurs Windows possèdent l’invite de commandes (cmd ou command prompt en anglais) que l’on désigne également sous le terme d’interpréteur de commandes ou de terminal. Elle se présente généralement sous forme de console. Cette petite fenêtre, toute noire, peut vous servir à régler de nombreux problèmes puisqu’elle vous permet d’accéder à de nombreux outils auxquels vous ne pouvez accéder autrement.

Contrairement aux autres programmes présents dans Windows comme Microsoft Word et les autres logiciels de la suite Microsoft Office 365, l’invite de commande ne possède pas d’interface graphique. De ce fait, son utilisation requiert l’usage de codes ou de commandes que vous devez écrire dans la console. Ce faisant, vous avez la possibilité de découvrir de nombreuses fonctions que Windows garde cachées. Vous pouvez ainsi les utiliser pour exécuter certaines actions.
L’invite de commandes sert avant tout à la maintenance de vos équipements et à la configuration d’options cachées de Windows. Voici quelques actions concrètes que CMD permet d’effectuer :
- Faire la réinitialisation de vos paramètres réseau ;
- Faire disparaître les fichiers qui ne peuvent faire l’objet de suppression d’une autre manière ;
- Avoir accès à des répertoires système cachés de votre ordinateur ;
- Être en mesure d’appliquer des attributs spéciaux aux dossiers et fichiers de votre ordinateur.
Ce n’est pas tout. Il existe beaucoup d’autres choses que vous pouvez réaliser avec l’invite de commande de votre ordinateur Windows.
Les différentes façons d’ouvrir l’invite de commandes dans Windows
Plusieurs méthodes permettent d’ouvrir la console de commandes de Windows. En voici quatre, de la plus rapide à la plus universelle.
Méthode 1 : le menu Win+X
- De façon simultanée, vous allez appuyer sur les touches « Windows » et « X » de votre clavier. Après cette action, vous verrez sur le côté gauche de votre écran, le menu « Liens rapides ».
- Ensuite, choisissez « Invite de commandes ». Pour ouvrir la console avec les droits d’administrateur, cliquez plutôt sur « Invite de commandes (admin) ».
- Soyons clairs : cette entrée a disparu des versions récentes. Depuis la mise à jour 1703 de Windows 10, le menu propose « Windows PowerShell », et sous Windows 11 c’est « Terminal ». Ouvrez-le, puis déroulez la petite flèche en haut de la fenêtre et choisissez l’onglet Invite de commandes. Vous pouvez aussi taper cmd directement dans le Terminal pour basculer sur une session CMD.

Méthode 2 : utiliser Exécuter
- Pour exécuter l’invite de commandes par la commande cmd, il faut commencer par ouvrir la commande « Exécuter » en utilisant le raccourci clavier touche Windows + R ou en faisant un clic droit sur le menu Démarrer de Windows et en cliquant sur Exécuter.
- Vous devez ensuite taper « cmd » pour être en mesure d’ouvrir l’invite de commandes en mode restreint.
Remarque : la fenêtre Exécuter n’ouvre CMD qu’en mode restreint. Pour obtenir une console administrateur, validez avec Ctrl + Maj + Entrée au lieu d’un simple Entrée : le raccourci existe dans la boîte Exécuter depuis Windows 10. Autre possibilité, saisissez runas /user:[Nom du compte utilisateur] cmd. Attention, il n’y a pas d’espace avant les deux-points, et le nom saisi doit être celui d’un compte membre du groupe Administrateurs.
Méthode 3 : le gestionnaire des tâches
- Premièrement, il faudra ouvrir le gestionnaire des tâches en faisant par exemple un clic droit sur le menu Démarrer de Windows.
- Le gestionnaire des tâches s’ouvre, cliquez ensuite sur « Fichier ».
- Après, vous allez choisir « Exécuter une nouvelle tâche ». Une nouvelle fenêtre apparaît au premier plan une fenêtre intitulée « Créer une tâche ».
- Dans cette fenêtre, écrivez « cmd » ou « cmd.exe » dans le champ libre. Il ne vous reste qu’à cliquer sur « OK » pour que l’invite de commande s’ouvre. Pour ouvrir l’invite de commandes en tant qu’administrateur, cochez Créer cette tâche avec des privilèges d’administration avant de valider.
Méthode 4 : utiliser la Recherche de Windows
Ouvrez d’abord la barre de recherche Windows. Saisissez dans le champ « cmd ». Choisissez « Invite de commandes » et il s’ouvrira. Si vous voulez ouvrir l’invite de commandes avec des autorisations élevées, vous devez cliquer sur « Exécuter en tant qu’administrateur ».

Comment saisir des commandes dans CMD ?
L’invite de commande fonctionne par le biais des commandes définies. Il est donc nécessaire de bien saisir les commandes et leurs paramètres, faute de quoi CMD n’exécutera pas votre demande. Notez que vous avez la possibilité d’ajouter des options à vos commandes. La plupart du temps, ces arguments sont mentionnés par une seule lettre et un signe qui peut être :
- Un moins (-) ;
- Un plus (+) ;
- Une barre oblique (/) ;
- Un astérisque (*) ;
- Un point d’interrogation (?).
Les deux derniers signes seront utilisés pour indiquer les caractères génériques. Par ailleurs, il est possible de faire une combinaison entre certaines commandes CMD. Généralement, une ligne verticale « | » appelée également barre verticale située dans l’invite de commandes relie les commandes. Pour cette barre, la sortie de la première commande est perçue comme une entrée pour la suivante.
Vous pouvez aussi opter pour une redirection. Premièrement, lorsqu’une commande est sortie, elle est envoyée directement à un fichier (>). Deuxièmement, le contenu du fichier texte est considéré comme entrée pour la commande (< ).
Enfin, vous pouvez également lier les commandes CMD l’une après l’autre et les exécuter. À cet effet, deux options s’offrent à vous. Vous pouvez décider que la deuxième commande soit exécutée si et seulement si la première commande marche.
Vous pouvez aussi choisir l’option inverse : la deuxième commande ne s’exécute que si la première a échoué, en utilisant l’opérateur || (deux barres verticales). Pour créer une chaîne de commande, vous pouvez combiner les deux options.
Obtenir de l’aide sur une commande
Comme expliqué ci-dessus les commandes fonctionnent avec des arguments et des options. Pour en savoir plus sur une commande, il suffit d’utiliser « /? » après le nom de la commande.
Exemple : ipconfig /? vous affichera dans l’invite de commande l’aide sur la commande ipconfig.

Liste des commandes CMD utiles sous Windows 10 et 11
Il existe des centaines de commandes pour Windows héritées de MS-DOS dont certaines ne sont disponibles que sur les versions les plus récentes du système d’exploitation de Microsoft. Certaines ne sont disponibles qu’avec un utilisateur ayant des droits d’accès administrateur.
Voici une liste de commandes non exhaustive avec des commandes testées sous Windows 10 (certaines commandes pourraient ne pas fonctionner sous Windows 11 ou sur des versions plus anciennes de Windows).
| Commande CMD | Description de la commande |
|---|---|
| arp | Affiche et modifie les tables de traduction d’adresses IP en adresses physiques utilisées par le protocole de résolution d’adresses ARP. |
| assoc | Affiche ou modifie les associations des extensions de fichiers |
| at | La commande AT planifie l’exécution des commandes et programmes sur l’ordinateur à une date et une heure spécifiées. Le service Planification doit fonctionner pour utiliser la commande AT.La commande AT est déconseillée. Utilisez plutôt schtasks.exe |
| attrib | Affiche ou modifie les attributs de fichier |
| bcdboot | Bcdboot – Outil de création et de réparation de fichiers de démarrage BCD. L’outil en ligne de commande bcdboot.exe est utilisé pour copier des fichiers de démarrage critiques dans la partition système et pour créer un nouveau magasin BCD système. |
| bcdedit | Éditeur du magasin des données de configuration de démarrage |
| bitsadmin | Permet de gérer le service de transfert intelligent en arrière-plan |
| bootcfg | Cet outil de ligne de commande peut être utilisé pour configurer, interroger, modifier ou supprimer les paramètres de l’entrée de démarrage dans boot.ini |
| break | Active ou désactive le test de CTRL+C étendu sur le système DOS |
| cacls | Affiche/modifie les listes de contrôle d’accès des fichiers.REMARQUE : Cacls étant désapprouvé, utilisez Icacls. |
| call | Appelle un programme de commandes depuis un autre. |
| certreq | Permet dedemander un certificat à une autorité de certification |
| certutil | Permet de gérer les fichiers ainsi que les services de l’autorité de certification |
| cd | Affiche le nom ou change le répertoire en cours |
| change | Modifie les paramètres du serveur hôte de session pour les ouvertures de session, les mappages de port COM et le mode d’installation |
| chcp | Affiche ou définit le numéro de page de codes active. |
| chdir | Affiche le nom ou change le répertoire en cours. |
| chkdsk | Vérifie un disque et affiche un rapport d’état du disque. Permet de corriger les erreurs de disque dur. |
| chkntfs | Affiche ou modifie la vérification du disque au démarrage. |
| cipher | Affiche ou modifie le chiffrement des répertoires et fichiers dans les partitions NTFS. |
| cleanmgr | Efface les fichiers inutiles du disque dur de votre ordinateur. |
| clip | Redirige la sortie des outils de ligne de commande vers le Presse-Papiers. Ce texte peut ensuite être collé dans d’autres programmes. |
| cls | Efface le contenu affiché dans l’invite de commande |
| cmd | Démarre une nouvelle instance de l’interpréteur de commandes de Windows |
| cmdkey | Crée, affiche et supprime les noms et mots de passe utilisateur enregistrés. |
| cmstp | Installe ou supprime un profil de service Gestionnaire des connexions. |
| color | Change les couleurs par défaut du premier plan et de l’arrière-plan de la console. |
| comp | Compare le contenu de deux fichiers ou ensembles de fichiers. |
| compact | Affiche ou modifie la compression de fichiers sur les partitions NTFS. |
| convert | Convertit un volume FAT en NTFS. |
| copy | Copie un ou plusieurs fichiers sur un autre emplacement. |
| curl | Télécharge un fichier ou interroge une URL depuis la console. Intégré nativement à Windows depuis la version 1803 de Windows 10. |
| date | Affiche ou modifie la date. |
| defrag | Permet de défragmenter des volumes (disque dur, clé USB, carte mémoire etc.) |
| del | Supprime un ou plusieurs fichiers. |
| dir | Affiche la liste des fichiers et sous-répertoires d’un répertoire. |
| dism | Gère et répare l’image système de Windows. DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth répare les composants que sfc n’arrive pas à corriger. |
| diskpart | Permet de gérer les lecteurs de votre ordinateur |
| doskey | Édite les lignes de commande, rappelle l’historique des commandes saisies dans la session et crée des macros. |
| driverquery | Permet à un administrateur d’afficher la liste des pilotes de périphériques installés. |
| echo | Affiche des messages ou active/désactive l’affichage des commandes. |
| endlocal | Arrête la localisation des changements de l’environnement dans un fichier de commandes. |
| erase | Supprime un ou plusieurs fichiers. |
| eventcreate | Permet à un administrateur de créer un message et un identificateur d’événement personnalisés dans un journal d’événements spécifié. |
| exit | Quitte le programme CMD.EXE (interpréteur de commandes) ou les script batch en cours. |
| explorer | Ouvre l’explorateur de fichiers de Windows. |
| expand | Décompresse un ou plusieurs fichiers compressés. |
| fc | Compare deux fichiers ou ensembles de fichiers et affiche les différences entre eux. |
| find | Recherche une chaîne de texte dans un ou des fichiers. |
| findstr | Recherche de chaînes de caractères dans les fichiers. |
| finger | Affiche des informations sur l’utilisateur d’un système donné exécutant le service Finger. Le résultat varie en fonction du système distant. |
| for | Exécute une commande donnée pour chaque fichier d’un ensemble de fichiers. |
| forfiles | Sélectionne un fichier (ou un ensemble de fichiers) et exécute une commande sur ce fichier. Utile pour les programmes de commandes. |
| format | Formate un disque utilisable avec Windows. |
| fsutil | Effectue des tâches liées aux systèmes de fichiers FAT et NTFS |
| ftp | Transfère des fichiers vers et depuis un ordinateur avec un service de serveur FTP activé |
| ftype | Affiche ou modifie les types de fichiers utilisés dans les associations d’extension de fichiers |
| getmac | Permet à un administrateur d’afficher l’adresse MAC des cartes réseaux d’un ordinateur. |
| goto | Dirige cmd.exe sur une ligne étiquetée dans le programme de commandes. |
| gpresult | Cet outil de ligne de commande affiche le jeu de stratégies résultant (RSoP) Information pour ordinateurs et utilisateurs cibles. |
| gpupdate | Met à jour plusieurs paramètres de stratégie de groupe. |
| help | Fournit des informations d’aide sur les commandes de Windows. |
| hostname | Affiche le nom de l’hôte actuel. |
| icacls | Définit, modifie et affiche la liste de contrôle d’accès. |
| if | Lance l’exécution conditionnelle dans un programme de commandes. |
| ipconfig | Affiche les valeurs de configuration réseau TCP/IP actuelles (dont l’adresse IP) et actualise les paramètres DHCP et DNS. |
| label | Crée, modifie ou supprime le nom de volume d’un disque. |
| lodctr | Met à jour les valeurs du Registre liées aux compteurs de performances. |
| logman | Crée et gère les journaux de performances et les Event Tracing Sessions. |
| logoff | Arrête une session. |
| makecab | Empaquete les fichiers existants dans un fichier CAB |
| mkdir | Crée un répertoire. |
| mklink | Crée un lien symbolique. |
| mmc | Ouvre la console MMC (Microsoft Management Console) |
| mode | Configure les périphériques système. |
| more | Affiche les sorties écran par écran. |
| mountvol | Crée, supprime ou liste un point de montage du volume. |
| move | Déplace des fichiers et renomme des fichiers et répertoires. |
| msg | Envoi d’un message à un utilisateur. |
| msiexec | Permet d’installer, de modifier et d’effectuer des opérations sur Windows Installer |
| msinfo32 | Donne des renseignements sur le système d’exploitation, le matériel et les composants système. |
| mstsc | Permet de gérer les connexions à Bureau à distance serveurs hôtes de session ou à d’autres ordinateurs distants |
| net | Permet de configurer et afficher les paramètres réseaux |
| netsh | Ouvre le shell réseau de Windows (Network Shell) et permet de configurer les paramètres réseau des ordinateurs locaux et distants. Utile pour trouver le mot de passe d’un réseau WIFI |
| netstat | Affiche les statistiques de protocole et les connexions réseau TCP/IP actuelles |
| nltest | Liste et donne des informations sur les contrôleurs de domaines |
| nslookup | Envoie une requête DNS à un nom d’hôte ou une adresse IP. Utile pour lister les serveurs MX d’un domaine et vérifier si une adresse email existe. |
| openfiles | Permet à un administrateur de lister ou déconnecter les fichiers et dossiers qui ont été ouverts sur un système. |
| path | Affiche ou définit un chemin de recherche des fichiers exécutables. |
| pathping | Donne des informations sur le transfert et perte de paquets dans le réseau. |
| pause | Interrompt l’exécution d’un programme de commandes et affiche le message |
| perfmon | Ouvre l’analyseur de fiabilité et de performances de Windows dans un mode autonome spécifique. |
| ping | Envoi des messages de demande d’écho ICMP (Internet Control Message Protocol) pour vérifier la connectivité à un autre ordinateur TCP/IP |
| popd | Passe au répertoire stocké par la commande PUSHD. |
| powercfg | Permet aux utilisateurs de contrôler les paramètres d’alimentation sur un système local. |
| powershell | Lance une session PowerShell depuis l’invite de commandes. |
| Imprime un fichier texte. | |
| pushd | Stocke le répertoire en cours pour utilisation par la commande POPD, ensuite passe au répertoire spécifié. |
| rasdial | Démarre / arrête les connexions réseau pour les clients Microsoft. |
| recover | Récupère les informations lisibles d’un disque endommagé ou défectueux. |
| reg | Effectue des opérations sur le registre de Windows. |
| regedit | Ouvre l’éditeur du registre de Windows. |
| regini | Modifie le registre à partir de commande ou d’un script |
| regsvr32 | Permet d’inscrire les fichiers .dll en tant que composants de commande dans le registre. |
| relog | Crée de nouveaux journaux de performances à partir des données des journaux de performances existants en modifiant le taux d’échantillonnage et/ou en convertissant le format du fichier. |
| rem | Indique un commentaire dans un fichier de commandes ou dans CONFIG.SYS. |
| ren | Renomme un ou plusieurs fichiers. |
| replace | Remplace des fichiers. |
| reset session | Réinitialise une session sur un serveur hôte de session Bureau à distance |
| rd | Supprime un répertoire. |
| rmdir | Supprime un répertoire. |
| robocopy | Copie les données de fichier d’un emplacement à un autre. |
| route | Gère les tables de routage réseau. |
| runas | Permet d’exécuter des commandes avec les droits d’un autre utilisateur. |
| rundll32 | Exécute les bibliothèques de liens dynamiques (dll) 32 bits. |
| sc | Permet de communiquer avec le Gestionnaire de contrôle des services et les services. |
| schtasks | Permet à un administrateur de créer, supprimer, effectuer des requêtes, modifier, exécuter et mettre fin à des tâches planifiées sur un système local ou distant. |
| secedit | Configure et analyse la sécurité du système en comparant votre configuration de sécurité actuelle aux modèles de sécurité spécifiés. |
| set | Affiche, fixe ou supprime des variables d’environnement de cmd.exe. |
| setlocal | Permet de limiter la portée des modifications apportées aux fichiers batch ou aux scripts. |
| setspn | Permet de gérer les SPN. |
| setx | Crée ou modifie les variables d’environnement dans l’environnement utilisateur ou système. |
| sfc | Analyse l’intégrité de tous les fichiers système protégés et remplace les versions incorrectes par des versions Microsoft correctes. |
| shift | Déplace les variables dans les fichiers batch et les scripts. |
| shutdown | Permet d’arrêter l’ordinateur, le redémarrer ou déconnecter un utilisateur. |
| sort | Permet de lire les données d’entrée, trier les données et afficher les résultats à l’écran, dans un fichier ou sur un autre appareil. |
| start | Démarre une nouvelle fenêtre d’invite de commandes pour exécuter un programme ou une commande spécifique. |
| subst | Associe un chemin à une lettre de lecteur (permet de changer la lettre d’une partition de disque dur) |
| systeminfo | Affiche les informations de configuration du système d’exploitation pour un ordinateur local ou distant |
| takeown | Permet à un administrateur de récupérer l’accès à un fichier qui avait été refusé en réassignant l’appartenance de fichier. |
| tar | Crée et extrait des archives .tar et .tar.gz. Disponible sans installation depuis Windows 10 version 1803. |
| taskkill | Permet d’arrêter des tâches par id de processus (PID) ou nom d’image. |
| tasklist | Affiche une liste des processus actuellement en cours sur un ordinateur local ou un ordinateur distant. |
| tcmsetup | Active ou désactive un client TAPI (Telephony Application Programming Interface), |
| timeout | Définit la période de temps d’attente (en secondes) ou jusqu’à ce qu’une frappe de touche se produise. |
| tracerpt | Traite en temps réel les logs ou données pendant le traçage des programme . |
| tracert | Permet de suivre un paquet de données sur son chemin à travers le réseau vers un serveur. |
| tree | Affiche graphiquement la structure de dossiers d’un lecteur ou d’un chemin. |
| tsdiscon | Déconnecte une session des services Bureau à distance. |
| tskill | Arrête un processus. |
| type | Affiche le contenu d’un ou plusieurs fichiers texte. |
| typeperf | Écrit des données de performances à la ligne de commande ou un fichier journal compatible Moniteur système. |
| tzutil | Gère le fuseau horaire actuellement défini. |
| unlodctr | Désinstalle un fournisseur de compteurs de performances. |
| ver | Affiche la version de Windows. |
| verify | Indique à cmd.exe s’il faut vérifier que vos fichiers sont correctement écrits sur un disque. |
| vol | Affiche le nom et le numéro de série du volume, s’ils existent. |
| vssadmin | Administration du service de cliché instantané de volume |
| w32tm | Configure et diagnostique le service de temps de Windows (Windows Time), qui synchronise la date et l’heure des ordinateurs partageant un domaine Active Directory |
| waitfor | Envoie, ou attend, un signal sur un ordinateur (ou tous les ordinateurs du réseau). |
| wevtutil | Permet de récupérer des informations sur les journaux des événements et les éditeurs, d’installer et de désinstaller des manifestes d’événements, d’exécuter des requêtes, d’exporter, d’archiver et d’effacer des journaux. |
| where | Affiche l’emplacement des fichiers qui correspondent au modèle de recherche. |
| whoami | Permet d’obtenir le nom d’utilisateur, les informations de groupe ainsi que les identificateurs de sécurité (SID) respectifs, les revendications, les privilèges, l’identificateur de connexion (ID de connexion) de l’utilisateur actuel sur le système local (utilisateur actuellement connecté). |
| winget | Gestionnaire de paquets de Windows : installe, met à jour et désinstalle des logiciels en ligne de commande. Fourni avec Windows 11. |
| winrm | Outil de ligne de commande de la Gestion à distance de Windows |
| winrs | Permet d’accéder à la ligne de commande d’un ordinateur distant via une connexion sécurisée pour effectuer des modifications. |
| wmic | Interroge les informations WMI du système (matériel, disques, processus). Déprécié par Microsoft depuis Windows 11 22H2 et désactivé par défaut à partir de 23H2 : passez par PowerShell. |
| wsl | Ouvre le sous-système Windows pour Linux et exécute des commandes Linux depuis Windows. |
| xcopy | Copie des fichiers et des arborescences de répertoires. |
Si la commande n’est pas disponible dans votre version de Windows, vous obtiendrez le message suivant : [commande] n’est pas reconnu en tant que commande interne
ou externe, un programme exécutable ou un fichier de commandes.
Si vous cherchez de l’aide sur une commande et qu’elle n’est pas dans cette liste, veuillez vous reporter à l’aide officielle de Microsoft sur les commandes Windows.
Les commandes CMD que vous utiliserez vraiment
Le tableau ci-dessus aligne plus de 150 commandes. En vrai, vous n’en taperez jamais qu’une dizaine. Voici celles qui reviennent quand un PC fait des siennes, avec la syntaxe exacte à saisir.
- ipconfig /all : affiche toute la configuration réseau de la machine, adresse MAC et serveurs DNS compris. Le premier réflexe quand internet ne répond plus.
- ipconfig /flushdns : vide le cache DNS. À lancer quand un site refuse de s’ouvrir alors que le reste fonctionne.
- ping 8.8.8.8 : vérifie que la machine sort bien sur internet. Si le ping passe mais qu’aucun site ne s’affiche, le problème vient du DNS, pas de la connexion.
- sfc /scannow : analyse les fichiers système de Windows et remplace ceux qui sont corrompus. Console en administrateur obligatoire, comptez cinq à quinze minutes.
- DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth : répare l’image système quand sfc échoue. Les deux se lancent souvent à la suite, DISM en premier.
- chkdsk C: /f /r : recherche et corrige les erreurs du disque. Sur le disque système, Windows vous demandera de redémarrer pour lancer l’analyse.
- netstat -ano : liste les connexions réseau ouvertes avec l’identifiant du processus associé. Pratique pour repérer un programme qui parle trop.
- tasklist puis taskkill /PID 1234 /F : repère un processus figé, puis l’arrête de force.
- shutdown /r /t 0 : redémarre immédiatement, sans passer par le menu Démarrer.
Petit conseil : si sfc /scannow et DISM ne suffisent pas à remettre Windows d’aplomb, relancez-les depuis le mode sans échec. Les fichiers verrouillés par un pilote ou par un antivirus redeviennent accessibles.
Les commandes CMD à ne pas taper au hasard
L’invite de commandes n’affiche aucune boîte « êtes-vous sûr ? ». Elle exécute, point. Quatre commandes méritent qu’on s’en méfie.
- format : efface intégralement un volume. Une lettre de lecteur mal saisie et c’est votre disque de données qui y passe.
- diskpart puis clean : supprime la table de partitions du disque sélectionné. Vérifiez trois fois le numéro renvoyé par list disk avant de valider.
- del /f /s /q : supprime en force, en récursif et sans confirmation. Rien ne part à la corbeille.
- cipher /w : écrase l’espace libre du disque. Aucun fichier visible n’est touché, mais les données déjà effacées deviennent définitivement irrécupérables.
Aucune de ces commandes ne se rattrape d’un clic. Au mieux, il reste une manipulation de récupération comme la restauration du MBR, et encore, pas dans tous les cas. Méfiez-vous aussi des lignes de commande dictées au téléphone par un prétendu technicien Microsoft : c’est le vecteur classique des arnaques au faux support technique.
CMD, PowerShell et Windows Terminal : quelles différences ?
Sous Windows 10 et Windows 11, trois outils permettent de saisir des commandes, mais ils ne couvrent pas exactement les mêmes besoins. CMD est l’interpréteur historique hérité de MS-DOS : il reste indispensable pour les anciennes commandes et les scripts batch (.bat, .cmd). PowerShell, lancé en 2006 puis livré avec Windows à partir de Windows 7, est plus moderne et orienté objet : il manipule des cmdlets, gère des structures complexes et permet d’automatiser des tâches d’administration avancées. Windows Terminal, devenu l’application terminal par défaut sous Windows 11, n’est pas un interpréteur mais une fenêtre unifiée qui peut héberger CMD, PowerShell, WSL ou Azure Cloud Shell dans des onglets distincts. Pour les commandes courantes décrites dans cet article, CMD reste la voie la plus simple, mais Windows Terminal apporte un confort visuel appréciable (onglets, copier-coller fluide, thèmes personnalisables).
Ce qu’il faut retenir avant d’ouvrir CMD
Retenez trois gestes. Ouvrez la console avec Windows + R puis cmd, et validez avec Ctrl + Maj + Entrée dès que la commande touche au système. Ajoutez /? derrière n’importe quelle commande pour lire son aide plutôt que de deviner ses options. Et gardez sous le coude le trio ipconfig, sfc /scannow et chkdsk : à eux trois, ils règlent la majorité des pannes courantes d’un PC sous Windows.
Ma reco si je devais n’en garder qu’une : ne copiez jamais une commande sans avoir lu ce qu’elle fait. CMD ne demande pas confirmation, et c’est exactement ce qui en fait un outil redoutable et un piège.
FAQ sur l’invite de commandes de Windows
C’est une instruction envoyée au système d’exploitation. Vous tapez un verbe (ping, dir, copy), Windows exécute l’action correspondante et renvoie le résultat directement dans la console.
Elle se compose du nom de la commande, de ses paramètres (un fichier, un dossier, une adresse) puis de ses options, introduites par une barre oblique. Exemple : chkdsk C: /f, où C: est le paramètre et /f l’option.
Non. DIR, dir et Dir donnent le même résultat, et les chemins de fichiers ne sont pas sensibles à la casse non plus sous Windows. C’est l’inverse sous Linux, où la moindre majuscule compte.
PowerShell est un interpréteur plus récent, lancé en 2006 et livré avec Windows depuis Windows 7. Il manipule des objets là où CMD ne manipule que du texte. PowerShell a pris la place de CMD dans les menus des dernières versions de Windows, mais il reste possible d’utiliser l’invite de commandes classique même si elle paraît introuvable.
Tapez cmd dans la recherche Windows puis choisissez « Exécuter en tant qu’administrateur ». Plus rapide : Windows + R, cmd, puis Ctrl + Maj + Entrée. La barre de titre de la console affiche alors la mention Administrateur.
Dans neuf cas sur dix, la commande est mal orthographiée : relisez-la caractère par caractère. Sinon, c’est qu’elle n’existe pas dans votre édition de Windows, ou que son exécutable ne figure pas dans la variable PATH du système.
Depuis Windows 10, Ctrl + C et Ctrl + V fonctionnent dans la console après sélection à la souris. Encore plus direct : ajoutez | clip à la fin de votre commande et le résultat part dans le presse-papiers sans passer par la sélection.
Non, les commandes d’administration sous Linux sont différentes de celles héritées du DOS. L’inverse est en revanche possible : le sous-système Windows pour Linux ouvre un shell Linux depuis Windows avec la commande wsl.
Non. Microsoft n’a annoncé aucune suppression de cmd.exe, qui reste livré avec Windows 11 et sert toujours à exécuter les scripts batch. Il n’est simplement plus l’interpréteur mis en avant : Windows Terminal et PowerShell occupent le devant de la scène.







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