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Comment choisir son nom de domaine et où l’acheter ?

Par Steve Chevillard , le 19/08/2026 , mis à jour le 19/08/2026 - 15 minutes de lecture
Réserver un nom de domaine optimisé pour votre site web

📌 L’essentiel à retenir

Un nom de domaine, c’est l’adresse de votre site : un ou plusieurs mots suivis d’une extension (.com, .fr, .paris). Pour bien le choisir, visez court, dictable au téléphone et cohérent avec votre marque ou votre activité. Les mots-clés aident encore un peu au référencement, mais ils ne font plus la différence. Comptez 10 à 20 € par an pour un .com ou un .fr, en surveillant le tarif de renouvellement plutôt que le prix d’appel. Et activez le renouvellement automatique : un domaine expiré, c’est un site hors ligne.

Vous avez une idée de site, un nom en tête, et vous coincez sur la dernière étape : l’adresse. Entreprise qui cherche de la visibilité, boutique montée avec un site e-commerce, blog personnel pour partager vos passions : le problème est le même pour tout le monde.

Dans tous les cas, il va vous falloir un site internet accessible par un nom de domaine. Cet article fait partie de mes ressources gratuites pour webmasters. Je vous explique ce qu’est un nom de domaine, pourquoi ce choix vous suit pendant des années, comment trouver le meilleur nom de domaine pour votre site internet ou votre blog et où acheter votre nom de domaine.

Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?

Je vous ai déjà parlé de nom de domaine à l’occasion de mon article sur la création d’un site internet avec WordPress, mais reprenons la définition d’un nom de domaine : un nom de domaine (souvent abrégé en NDD en français, on parle aussi de Domain Name en anglais) est l’adresse de votre site internet. On peut le comparer à l’adresse postale de votre site internet : elle permet aux visiteurs d’accéder directement au site web en saisissant cette adresse dans un navigateur.

Par exemple, le nom de domaine de ce site est astuces-aide-informatique.info. Si vous saisissez directement ce nom de domaine dans votre navigateur, vous accéderez à ce site.
Si vous êtes observateur, vous remarquerez que l’adresse complète du site affichée dans votre navigateur est https://www.astuces-aide-informatique.info/, même si vous n’avez saisi que astuces-aide-informatique.info.

Pourquoi ? Parce que mon serveur web est configuré pour que vous puissiez accéder à ce site directement depuis mon nom de domaine, avec ou sans les www et sans avoir tapé le protocole (https). En coulisses, ce sont les serveurs DNS qui traduisent votre nom de domaine en adresse IP, celle de la machine qui héberge réellement le site. Le navigateur, lui, reconstitue une URL complète.

Composition d’un nom de domaine

Un nom de domaine est composé d’un ou plusieurs mots (ayant un sens ou non) et d’un suffixe, généralement désigné sous le terme d’extension du nom de domaine. En utilisant encore une fois l’exemple de ce site, info est le suffixe de mon nom de domaine, il est séparé du reste par un point (.).

Côté règles techniques, vous êtes plus libre que vous ne le pensez : lettres, chiffres et tirets sont acceptés, jusqu’à 63 caractères avant l’extension. Les espaces et les majuscules, eux, n’existent pas : un nom de domaine s’écrit toujours en minuscules, d’un seul tenant.

Nom de domaine, hébergement et site web : trois choses différentes

C’est la confusion numéro un chez les débutants, alors mettons-la de côté tout de suite. Le nom de domaine, c’est l’adresse. L’hébergement web, c’est le terrain et les murs : le serveur qui stocke vos fichiers et vos images. Le site, c’est ce que vous construisez dessus.

Les trois s’achètent souvent au même endroit, parfois dans le même pack, mais ils restent indépendants. Vous pouvez changer d’hébergeur sans changer de nom de domaine, et transférer votre nom de domaine ailleurs sans toucher à votre site. Retenez ça, ça vous évitera de rester coincé chez un prestataire qui ne vous convient plus.

Extension du nom de domaine

On parle souvent de « quelques dizaines » d’extensions disponibles. La réalité est bien plus large : la base racine de l’IANA recense près de 1 600 extensions, dont plus de 1 400 réellement ouvertes à l’enregistrement. De quoi trouver votre bonheur même quand le .com de vos rêves est déjà pris.

Les plus anciennes extensions, communément appelées domaine de premier niveau générique (generic Top-Level Domain en anglais, abrégé en gTLD) sont des extensions génériques comme le .com, le .net, le .biz ou le .org.

Le deuxième type d’extension est désigné sous le terme de domaine de premier niveau national (country code Top-Level Domain en anglais, abrégé en ccTLD). Il donne une indication géographique sur la localisation du site internet. Par exemple, un .fr signifie généralement que le site web concerné est situé en France alors qu’un site en .de est situé en Allemagne.

À noter également que certaines régions ou certaines villes possèdent leur propre extension : .bzh pour la Bretagne par exemple ou .paris pour les sites web localisés sur Paris.

Les dernières extensions ajoutées indiquent plutôt des activités (exemples : .beer pour les sites de bières, .xxx pour les sites pour adultes ou .radio pour les sites web de radio).

Un point que beaucoup découvrent trop tard : toutes les extensions ne sont pas ouvertes à tout le monde. Le .fr est réservé aux particuliers et aux entreprises établis dans l’Union européenne, en Suisse, en Norvège, en Islande ou au Liechtenstein. D’autres extensions imposent une profession ou un statut. Si le sujet vous intéresse, j’ai écrit un guide dédié pour choisir l’extension de son nom de domaine.

Conseils pour trouver le meilleur nom de domaine pour votre site internet

Voici quelques conseils pour avoir le meilleur nom de domaine pour votre site web. Quels sont les critères à prendre en compte ? Dans tous les cas, vous allez devoir faire chauffer vos méninges, parce qu’il faut se poser les bonnes questions avant d’opter pour un ou plusieurs noms de domaine.

Choisir un nom de domaine optimisé pour le SEO

Mon meilleur conseil est d’utiliser soit un nom de domaine qui comprend le nom de votre marque ou de votre entreprise, soit un nom de domaine qui comporte des mots clés liés à votre activité.

Exemple : votre entreprise s’appelle Bidule et vous travaillez dans le secteur de la boulangerie.

Vous pouvez soit utiliser le nom de domaine bidule.fr ou bien encore boulangerie-bidule.fr. Le premier a l’avantage d’être court et facilement mémorisable. Le deuxième rajoute une précision sur votre activité avec la présence du mot clé « boulangerie » qui donne plus de renseignements et sera efficace d’un point de vue SEO.

Encore mieux, pourquoi ne pas ajouter votre localisation dans votre nom de domaine (ex : boulangerie-bidule-paris.fr ou même boulangerie-paris.fr s’il est disponible) ?

Soyons clairs quand même : le nom de domaine n’est pas le critère le plus important pour Google et les autres moteurs de recherche. Google a calmé le jeu dès le 27 septembre 2012 avec sa mise à jour EMD (Exact Match Domain, domaine à correspondance exacte en français), qui a fait dégringoler les sites bâtis uniquement sur un nom de domaine bourré de mots-clés. Des mots-clés dans le NDD peuvent toujours aider votre positionnement dans les résultats des moteurs de recherche (ce qu’on appelle les SERP dans le vocabulaire des SEO), mais ils ne remplaceront jamais un vrai contenu.

Utiliser une extension de nom de domaine qui a du sens

Nous venons surtout de parler des mots-clés présents dans votre nom de domaine qui peuvent aider le référencement de votre site. L’extension du NDD, même si elle n’aide pas à améliorer le SEO de votre site, peut donner un sens à votre nom de domaine.

Une extension géographique ou liée à l’activité peut être une bonne option, surtout si les extensions les plus anciennes et les plus populaires comme le .com ou le .fr sont déjà utilisées.

Vous obtiendrez, peut-être, plus facilement un backlink vers votre site si son nom de domaine a un sens.

Les erreurs qui vous poursuivront pendant des années

Un nom de domaine se change très mal une fois le site lancé. Voici les pièges que je vois revenir le plus souvent :

  • Les tirets à répétition : un tiret passe, trois deviennent impossibles à dicter.
  • Les chiffres : « 2 » ou « deux » ? Vous venez de créer deux adresses concurrentes, dont une que vous ne possédez pas.
  • Les mots qui s’épellent : si vous devez préciser l’orthographe à chaque fois, changez de nom.
  • Les accents : ils sont autorisés en .fr depuis 2012 (les fameux IDN), mais ils compliquent la saisie et les adresses email. Je les évite.
  • La marque déjà déposée : vérifiez sur la base de l’INPI avant d’acheter. Un nom de domaine ne vous protège pas d’une action en contrefaçon.

Le test qui ne trompe pas : dictez votre nom de domaine au téléphone à quelqu’un qui ne connaît pas votre projet. S’il doit vous faire répéter, c’est mort, passez au suivant.

Détenir plusieurs noms de domaine

Vous l’aurez compris, chaque astuce pour déterminer son nom de domaine a ses avantages et ses inconvénients. Sachez cependant que vous pouvez avoir plusieurs noms de domaine qui pointent sur le même site. Vous pouvez par exemple utiliser un nom de domaine court et facilement mémorisable qui sera redirigé vers l’URL principale, optimisée pour votre référencement.

C’est ce que j’ai fait pendant des années avec aai.pm, un NDD court, facile à donner au téléphone ou à afficher sur une carte de visite, qui redirigeait vers mon nom de domaine principal astuces-aide-informatique.info. Deux noms de domaine, deux objectifs différents. Avec une limite que j’ai fini par constater : un domaine secondaire se renouvelle comme le principal. Le jour où vous le laissez filer, la redirection tombe et le peu de trafic qu’il apportait disparaît avec.

Comment acheter un nom de domaine ?

Maintenant que vous disposez d’éléments objectifs pour choisir votre NDD, il ne reste plus qu’à réserver un nom de domaine disponible. Vous pouvez par exemple utiliser l’outil de l’hébergeur Hostinger, un service d’hébergement de sites web et d’achat de nom de domaine réputé.

Si votre nom de domaine est déjà utilisé comme dans l’exemple ci-dessous, l’outil de recherche de nom de domaine vous suggérera d’autres noms de domaine avec des extensions alternatives.

Des noms de domaine alternatifs si celui que vous vouliez est déjà réservé

Petit conseil au passage : un domaine affiché comme indisponible n’est pas forcément perdu. Beaucoup sont réservés sans jamais être exploités, et leur propriétaire accepte parfois de les revendre. Une recherche WHOIS vous donne la date d’expiration du domaine et, quand elles ne sont pas masquées, les coordonnées de son titulaire.

Combien coûte un nom de domaine ?

Pour une extension courante, un .com ou un .fr, comptez 10 à 20 € par an. La première année est presque toujours bradée, parfois à moins de deux euros. Le piège est exactement là : c’est le tarif de renouvellement qui compte, pas le prix d’appel. Il est affiché quelque part sur la page de commande, cherchez-le avant de valider.

Les extensions plus rares ou très demandées grimpent nettement plus haut, jusqu’à plusieurs dizaines d’euros par an. Et si le nom que vous visez est déjà pris et revendu par son propriétaire, on change de monde : la négociation se compte en centaines, voire en milliers d’euros.

Ne laissez jamais expirer votre nom de domaine

Un nom de domaine ne s’achète pas vraiment, il se loue. Vous le réservez pour un an minimum et dix ans maximum, c’est le plafond fixé par l’ICANN. Passé la date d’expiration, votre site tombe, et les adresses email rattachées au domaine tombent avec lui.

Sur les extensions génériques, vous disposez ensuite d’une période de rachat de 30 jours (la redemption grace period, période de grâce en français) pour récupérer votre domaine, en général contre des frais bien plus salés que le renouvellement normal. Après ça, il repart à la vente et n’importe qui peut le prendre, y compris un concurrent. Activez le renouvellement automatique dès le premier jour et vérifiez que la carte bancaire enregistrée chez votre registrar est toujours valide.

Récapitulons. Prenez un nom court, dictable au téléphone et cohérent avec votre marque ou votre activité. Vérifiez qu’il est libre en tant que marque, pas seulement en tant que domaine. Choisissez une extension que votre audience comprendra. Et activez le renouvellement automatique avant même de mettre votre site en ligne.

Si je devais ne garder qu’un conseil : ne cherchez pas le nom parfait pendant trois semaines. Un nom correct que vous exploitez aujourd’hui vaudra toujours mieux qu’un nom génial que vous n’achèterez jamais.

Foire aux questions

Techniquement, oui, c’est même assez simple. Le prix à payer est ailleurs : il faut rediriger chaque ancienne adresse en 301 vers la nouvelle, et votre référencement met plusieurs semaines à se stabiliser. Autant réfléchir avant de réserver.

Pour un projet personnel, non, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Pour une marque commerciale, réserver le .com et le .fr en même temps évite qu’un concurrent ou un squatteur ne s’installe juste à côté de vous. Les autres extensions peuvent attendre.

Comptez de quelques minutes à quelques heures dans la majorité des cas. La propagation DNS complète peut prendre jusqu’à 48 heures selon les fournisseurs d’accès. Si rien ne s’affiche au bout de deux jours, le problème vient de la configuration, pas de l’attente.

Depuis le RGPD, les données personnelles des particuliers sont masquées par défaut dans les annuaires WHOIS publics. Les entreprises, elles, restent souvent visibles. Certains registrars proposent en plus une option d’anonymisation, parfois payante.

Trois pistes : changer d’extension, ajouter un mot comme votre ville ou votre activité, ou contacter le titulaire via le WHOIS pour lui proposer un rachat. La troisième coûte cher et n’aboutit pas souvent, gardez-la pour les cas où le nom est vraiment stratégique.

Beaucoup d’hébergeurs l’offrent la première année avec un pack d’hébergement. Vérifiez deux choses avant de signer : le tarif appliqué à partir de la deuxième année, et le fait que vous restez bien titulaire du domaine, pas votre prestataire.

Steve Chevillard, créateur d'Astuces & Aide Informatique

Steve Chevillard

Fondateur & Directeur technique web

Homo numericus. J'ai lancé Astuces et Aide Informatique en 2015, à une époque où j'expliquais surtout les mêmes choses trois fois à mes proches. Depuis, je continue : dépanner, tester, écrire ce que j'aurais aimé lire. Une licence en Histoire, un diplôme de développeur web à l'Université de Bourgogne et aujourd'hui le poste de directeur technique web chez Philo éditions (Sciences Humaines, Philosophie magazine, Philonomist). En dehors des écrans, je joue de la basse, j'écoute beaucoup de musique et j'ai une femme et deux enfants qui me rappellent qu'il existe un monde hors du terminal.

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