5 erreurs courantes à éviter lors de la sauvegarde d’une machine virtuelle
Les machines virtuelles fournissent à leurs utilisateurs un système d’exploitation très complet basé sur un environnement virtuel et semblable aux vrais ordinateurs. Ces machines n’étant pas à l’abri des pertes de données, il est recommandé à leurs utilisateurs de les protéger en effectuant une sauvegarde. Pour que cette opération réussisse, il est conseillé de ne pas commettre certaines erreurs. Découvrez ici les cinq erreurs courantes à éviter au cours de la sauvegarde d’une machine virtuelle.
📌 L’essentiel à retenir
Sauvegarder une machine virtuelle ne s’improvise pas. Choisissez un logiciel simple plutôt qu’un outil trop complexe, ne confondez jamais les snapshots avec de vraies sauvegardes, et automatisez vos copies pour limiter les oublis. Appliquez la règle 3-2-1 (3 copies, 2 supports, 1 hors site) et surveillez votre espace de stockage. Pensez aussi à tester régulièrement vos restaurations : une sauvegarde jamais vérifiée vaut rarement mieux que pas de sauvegarde.
Choisir un logiciel de sauvegarde trop complexe
La sauvegarde d’une machine virtuelle est une tâche qui peut s’avérer chronophage et compliquée à moins de l’effectuer avec un logiciel ou programme dédié à la sauvegarde d’environnements virtuels. Malheureusement, certaines personnes ont tendance à opter pour des programmes peu adaptés ou trop complexes lorsqu’elles désirent effectuer la sauvegarde de leur machine virtuelle. En conséquence, elles s’exposent à de nombreuses difficultés qui risquent de nuire au bon déroulement de la sauvegarde souhaitée.
Concrètement, les logiciels de sauvegarde de machine virtuelle trop compliqués nécessitent dans la plupart des cas l’intervention de l’assistance technique du fournisseur alors qu’en réalité le processus de restauration est relativement simple. De plus, avec un programme de sauvegarde trop complexe, les utilisateurs n’ont pas la possibilité de savoir avec certitude si les ressources de la machine sont bien protégées.
L’idéal lorsque l’on désire faire la sauvegarde d’une machine virtuelle avec un logiciel est de choisir une solution intuitive et simple à utiliser. C’est le cas du programme de sauvegarde Altaro VM Backup. Ce programme est facile à utiliser, à installer et à paramétrer. Opérationnel en quelques minutes, flexible, abordable sur le plan financier et doté de nombreuses fonctionnalités, Altaro VM Backup fait partie des meilleures solutions de sauvegarde de machines virtuelles pour Hyper-V et VMware sur le marché.

Compter sur l’utilisation de snapshots
Encore appelés clichés instantanés, les snapshots permettent, au moment de leur création, de capturer l’intégralité de l’état d’une machine virtuelle. Il est possible de créer des clichés instantanés d’une machine virtuelle lorsque celle-ci est sous tension, hors tension ou suspendue. À première vue, les snapshots apparaissent comme une bonne alternative aux sauvegardes traditionnelles puisqu’ils permettent de rétablir instantanément l’état antérieur d’une machine virtuelle.
Toutefois, les clichés instantanés ne sont pas vraiment des sauvegardes. Leur utilisation peut occasionner des problèmes allant d’une mauvaise performance à la corruption ou encore la perte de données. En réalité, les snapshots ne créent aucune copie de sauvegarde des données d’une machine virtuelle, ne tiennent pas compte de ses applications et impactent les performances de stockage.
Au vu de toutes ces raisons, il est préférable de faire preuve de prudence lorsque l’on désire se servir de clichés instantanés comme outil de sauvegarde. Un snapshot reste utile sur le court terme, par exemple avant une mise à jour risquée, mais il dépend du disque de la machine d’origine : si celui-ci est endommagé, le cliché disparaît avec lui. Pour bien faire la part des choses, notre guide pour sauvegarder une machine virtuelle VMware détaille la marche à suivre, et la notion d’hyperviseur aide à comprendre où sont réellement stockées vos VM.
Ne pas automatiser et planifier ses sauvegardes
Il est important de garder à l’esprit que les machines virtuelles ne sont pas à l’abri d’erreurs et sont également susceptibles de tomber en panne comme d’autres options de stockage. Afin d’éviter d’éventuels oublis ou la survenue de dysfonctionnements au cours de la sauvegarde d’une machine virtuelle, vous devez limiter au maximum l’intervention humaine. Cela suppose une bonne planification, une automatisation et une vérification poussée de l’opération de sauvegarde de la machine virtuelle.
Pour planifier intelligemment, fixez deux repères simples. Le RPO (point de reprise) correspond à la quantité de données que vous acceptez de perdre : s’il est d’une heure, lancez une sauvegarde toutes les heures. Le RTO (temps de reprise) correspond au délai maximum pour remettre la machine en service après un incident. Ces deux valeurs décident de la fréquence de vos sauvegardes et du type de stockage à privilégier.
Ne pas répliquer les sauvegardes
Pour avoir l’assurance que les données de la machine virtuelle sont réellement protégées au cours du processus de sauvegarde, il faut prévoir au minimum trois copies de ces données. Encore appelée sauvegarde 3-2-1, cette stratégie consiste tout simplement à avoir 3 copies des données sur 2 supports et 1 sauvegarde hors site.
Le principal avantage de cette méthode de sauvegarde réside dans la complémentarité des différentes copies des données. À titre d’exemple, la sauvegarde locale peut être utilisée dans le but de restaurer plus rapidement les données de la machine virtuelle. Quant à la sauvegarde hors site, elle permet de se prémunir contre une perte éventuelle de la sauvegarde locale et vous protéger contre un incident sur le lieu de stockage local (incendie ou vol par exemple).
Mal gérer son espace de stockage des sauvegardes
Il est important de bien gérer l’espace de stockage qui va servir à la sauvegarde des données de la machine virtuelle. Dans le cas contraire, et donc en cas d’insuffisance de l’espace de stockage, la sauvegarde risque d’être incomplète, ce qui n’est pas souhaitable. Pour ne pas vous retrouver dans une telle situation, vous devez déterminer si l’espace de stockage est en mesure de supporter le processus de sauvegarde de la machine virtuelle. Pensez aussi à la déduplication et à la compression : ces techniques réduisent fortement le volume occupé par les sauvegardes successives. Pour choisir le bon support, notre guide sur les supports de sauvegarde pour PC compare les options disponibles.
Conclusion
En somme, la sauvegarde d’une machine virtuelle est une opération qui nécessite une attention particulière pour qu’elle soit couronnée de succès. Il faut donc veiller à éviter certaines erreurs dont la survenue est en général préjudiciable au bon déroulement de cette opération. La meilleure habitude à prendre reste simple : automatisez vos sauvegardes, appliquez la règle 3-2-1 et testez vos restaurations régulièrement. Si vous débutez avec la virtualisation, le guide pour installer Hyper-V sur Windows 10 et 11 vous aidera à mettre en place un environnement de test.
Tester ses restaurations : l’erreur que tout le monde oublie
Une sauvegarde n’a de valeur que si elle se restaure réellement. Beaucoup d’utilisateurs configurent leurs sauvegardes une fois, puis ne vérifient jamais qu’elles fonctionnent. Le jour de l’incident, ils découvrent qu’un fichier était corrompu ou qu’une sauvegarde avait silencieusement échoué depuis des semaines. Prenez l’habitude de lancer un test de restauration à intervalles réguliers, sur une machine virtuelle de test si possible. Vérifiez que le système démarre, que les données sont intactes et que le délai de remise en service correspond à votre RTO. C’est le seul moyen d’avoir une vraie confiance dans votre dispositif de sauvegarde.
Foire aux questions
Un snapshot suffit-il à sauvegarder une machine virtuelle ?
Non. Un snapshot capture l’état de la VM à un instant donné, mais il dépend du disque de la machine d’origine. Si ce disque est endommagé, le snapshot disparaît avec lui. C’est un outil de retour arrière à court terme, pas une vraie sauvegarde.
Qu’est-ce que la règle de sauvegarde 3-2-1 ?
Cette stratégie consiste à conserver 3 copies de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 copie hors site. Elle protège contre une panne matérielle, mais aussi contre un sinistre local comme un incendie ou un vol.
À quelle fréquence faut-il sauvegarder une machine virtuelle ?
La fréquence dépend de votre RPO, c’est-à-dire la quantité de données que vous acceptez de perdre. Pour un serveur critique, une sauvegarde toutes les heures peut être nécessaire ; pour une machine de test, une sauvegarde quotidienne suffit souvent.
Faut-il un logiciel dédié pour sauvegarder une VM ?
Oui, un logiciel pensé pour les environnements virtuels simplifie grandement la tâche. Il gère la planification, la déduplication et la restauration sans intervention manuelle complexe. Privilégiez une solution intuitive plutôt qu’un outil trop technique.
Comment éviter de manquer d’espace de stockage pour ses sauvegardes ?
Estimez le volume occupé par chaque sauvegarde et anticipez sa croissance dans le temps. Activez la compression et la déduplication pour réduire la taille des copies, et surveillez régulièrement le remplissage de votre espace de stockage.




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