API : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
De nombreux sites vous parlent de leurs API, à commencer par les sites de bourse ou les sites liés au développement informatique. Dans le cas présent, ce n’est ni l’Allocation Parent Isolé, ni l’Alcoolisation Ponctuelle Importante. Il s’agit simplement d’une Interface de programmation soit « Application Programming Interface » en anglais. Ces interfaces sont partout de nos jours, même si, bien souvent, on ne les voit pas. Pour un développeur informatique, les API font aujourd’hui partie de son quotidien (et je sais de quoi je parle, j’en utilise tous les jours !).
📌 L’essentiel à retenir
Une API (Application Programming Interface) est une interface qui permet à deux programmes de communiquer. Le premier envoie une requête, le second renvoie des données structurées, sans jamais exposer son code. Ce mécanisme alimente votre application météo, votre banque en ligne, un assistant IA ou un site de bourse. Pour un développeur, l’intérêt est direct : plutôt que de tout reconstruire, il se branche sur un service existant en suivant sa documentation, le plus souvent avec une clé API personnelle. Les grandes familles d’API web s’appellent REST, SOAP et GraphQL.
L’utilisation d’API pour faciliter le développement d’applications
Les API, qu’elles soient publiques ou non, existent toutes pour la même raison. Elles facilitent les nouveaux développements en s’appuyant sur une application existante. Elles peuvent prendre différentes formes, du service web permettant d’accéder aux fonctionnalités d’un site à la bibliothèque logicielle qui permettra d’intégrer un logiciel dans un nouveau développement en passant par une API permettant en SEO de surveiller ses backlinks. Les API ont toutes le même but : elles sont là pour offrir à des développeurs une interface vers les fonctionnalités d’un autre programme.
Plus besoin de connaître le programme qu’on souhaite exploiter sur le bout des doigts, connaître son API suffit. Elles sont bien souvent accompagnées d’une documentation précise permettant un gain de temps très important. Mais l’avantage est aussi présent pour celui qui fournit l’API. Il pourra ainsi facilement modifier son programme sans pour autant faire dysfonctionner ceux qui utilisent ses fonctionnalités. Tant que les fonctions proposées par l’API renvoient toujours les mêmes informations, leur traitement peut changer sans impacter les utilisateurs de l’API.
Google est un très gros fournisseur d’API, et c’est une des raisons du succès de ses applications. De nombreux développeurs se sont appuyés sur ses services de cartographie, de traduction ou d’authentification pour concevoir les leurs. Ces API ne sont pas gratuites pour autant : Google Maps Platform est facturée à l’usage depuis 2018, avec un simple quota mensuel offert sur chaque service. Ainsi vous trouverez très souvent des sites ou des logiciels (notamment les logiciels SaaS), qui utilisent les services de Google dans les leurs ; des fois même sans vous le dire.
Comment fonctionne une API, concrètement ?
Le principe tient en deux temps : une requête et une réponse. Votre application envoie une demande à une adresse précise fournie par l’API (son endpoint), du type « donne-moi la météo de Lyon pour demain ». Le serveur qui héberge le service traite la demande, puis renvoie le résultat dans un format lisible par une machine, le plus souvent du JSON. L’application n’a plus qu’à mettre ces données en forme à l’écran.
Dans la plupart des cas, il faut s’identifier pour avoir le droit de poser la question. C’est le rôle de la clé API : une longue suite de caractères, personnelle, obtenue en créant un compte développeur chez le fournisseur. Elle sert à vous reconnaître, à compter vos appels et à couper le robinet si le quota autorisé est dépassé. Une clé API se traite comme un mot de passe : elle ne se publie jamais dans le code visible d’une page web.
REST, SOAP, GraphQL : les grandes familles d’API web
Toutes les API web ne se ressemblent pas. Le style REST, décrit par l’informaticien Roy Fielding dans sa thèse de doctorat en 2000, s’appuie directement sur les verbes du web : GET pour lire une donnée, POST pour en créer une, DELETE pour la supprimer. C’est de loin le plus répandu. Plus ancien et plus rigide, SOAP échange des messages au format XML et reste très présent dans la banque et l’assurance, là où les contrats d’échange sont stricts.
GraphQL, développé en interne par Facebook et publié en open source en 2015, prend le problème dans l’autre sens : le client décrit lui-même les champs qu’il veut recevoir, ce qui évite de télécharger des données inutiles. Bonne nouvelle pour qui débute : ces trois approches reposent sur de simples échanges réseau, donc n’importe quel langage de programmation sait les utiliser. Une API se découvre d’abord dans sa documentation, souvent publiée au format OpenAPI.
La bourse aime bien les API
La bourse, et plus généralement les banques, utilisent ce genre de fonctionnalités depuis très longtemps. Tous les échanges entre les établissements fonctionnent sur ce principe. Tout le monde n’est pas autorisé à interroger librement ces interfaces, bien heureusement. Mais de plus en plus d’établissements proposent à leurs clients des API qu’ils peuvent utiliser plus ou moins librement. La réglementation a accéléré le mouvement : la directive européenne DSP2, entrée en vigueur le 13 janvier 2018, oblige les banques à ouvrir l’accès aux comptes de leurs clients, avec leur accord, à des prestataires tiers. Les établissements avaient jusqu’au 14 septembre 2019 pour mettre en place les API correspondantes.
Comme c’est le cas avec l’api bourse gratuite de ig.com. Ces API permettent à des clients d’automatiser leurs actions courantes. Que ce soit via des terminaux spécialisés qui les exploitent à leur place ou en écrivant directement leurs programmes pour ceux qui en ont les compétences.
Imaginez un programme qui reçoive régulièrement les cours de la bourse et puisse, en fonction de vos choix, effectuer des actions directement. C’est possible de concevoir un tel programme. Grâce aux API proposées par ces sites, vous n’aurez pas besoin de connaître parfaitement le fonctionnement de leurs systèmes, juste de savoir comme récupérer les données que vous voulez et renvoyer les ordres.
Vous en utilisez tous les jours sans le savoir !
Pratiquement tout le monde utilise des API aujourd’hui. Non pas directement, mais elles font partie intégrante de bons nombres de choses que vous utilisez. Ce sont, le plus souvent, des services web. Nos smartphones sont les premiers consommateurs d’API.
Toutes ces applications que vous ouvrez chaque jour exploitent des API. Une application météo, par exemple, elle ne calcule pas elle-même le temps qu’il fera dans les jours qui viennent. Elle vient simplement s’appuyer sur l’API de son fournisseur pour vous afficher les données. Son interface graphique et vos préférences font partie de l’application, mais les données viennent par cette interface.
C’est pourquoi la plupart de nos applications ne peuvent pas fonctionner sans une connexion à internet. En réalité, elles ne font pas grand-chose par elles-mêmes, elles exploitent de très grosses API pour vous fournir les données que vous demandez le plus simplement possible. Elles se contentent de les mettre en forme.
L’IA générative fonctionne aussi par API
L’essor de l’intelligence artificielle a fait exploser le nombre d’appels d’API. Quand une entreprise ajoute un assistant sur son site, elle n’installe pas un modèle de langage sur ses serveurs : elle envoie le texte de l’internaute à l’API d’un fournisseur, puis affiche la réponse reçue. Le principe est exactement celui de l’application météo, avec des mots à la place des températures. En 2026, la plupart des chatbots que vous croisez sur les sites commerciaux reposent sur ce mécanisme.
Ces API se paient presque toujours à la consommation, au volume de texte traité. Un projet qui décolle voit donc sa facture grimper avec son succès, ce qui change la façon de concevoir une application. Deux points à vérifier dans la documentation avant de se lancer : le prix par appel et ce que le fournisseur fait des données qu’on lui envoie.
Foire aux questions sur les API
API est l’abréviation d’Application Programming Interface, soit interface de programmation applicative en français. C’est un ensemble de fonctions qu’un programme met à disposition d’autres programmes, pour qu’ils utilisent ses services sans connaître son fonctionnement interne.
Elle relie deux services entre eux, sans que vous le voyiez. Votre application météo interroge l’API d’un fournisseur de prévisions, un site marchand appelle l’API d’une banque pour valider votre paiement, une application de livraison affiche une carte via l’API d’un service de cartographie.
C’est un identifiant personnel, généralement une longue suite de caractères, que le fournisseur vous remet quand vous créez un compte développeur. Elle authentifie chacun de vos appels et permet de compter votre consommation. Elle se protège comme un mot de passe et ne doit jamais apparaître dans le code visible d’un site.
Les deux tournent sur un serveur et répondent à des demandes, mais pas dans le même format. Un site web renvoie des pages HTML mises en forme pour un lecteur humain, une API renvoie des données brutes, souvent en JSON, destinées à être traitées par un autre programme.
Certaines le sont, notamment les API de données publiques comme celles de l’État français. Les grandes API commerciales fonctionnent plutôt avec un quota mensuel offert, puis une facturation à l’usage au-delà. Le tarif se calcule au nombre d’appels ou au volume de données traité.
Pour exploiter une API directement, oui : il faut écrire le code qui envoie la requête et traite la réponse. Des plateformes d’automatisation sans code permettent toutefois de connecter deux services entre eux à la souris, en configurant les échanges au lieu de les programmer.





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