IA

Lumo 2.0 de Proton : que vaut vraiment l’IA qui mise sur la confidentialité ?

Par Steve Chevillard , le 11/08/2026 , mis à jour le 11/08/2026 - 19 minutes de lecture
Chat violet mascotte de Lumo en rendu 3D photoréaliste dans un bureau futuriste, image générée par Lumo 2.0

📌 L’essentiel à retenir

Sorti le 30 juin 2026, Lumo 2.0 est l’assistant IA de Proton bâti sur un chiffrement à accès zéro : l’éditeur ne peut pas lire vos conversations, ni s’en servir pour entraîner ses modèles. Serveurs européens, droit suisse, aucun journal conservé. En échange, la puissance brute reste en retrait et la recherche web déçoit. À 12,99 € par mois (9,99 € à l’année), soit moitié moins que ChatGPT Plus, c’est le meilleur compromis du moment quand vos contenus sont sensibles.

Chaque fois que vous posez une question à ChatGPT, vous confiez quelque chose à une entreprise américaine : un souci de santé, un litige avec votre employeur, un brouillon de courrier que vous n’auriez montré à personne. Moi, ça fait longtemps que ça me gêne. Pas au point de me priver de l’outil, mais assez pour surveiller ce que je tape.

À titre personnel, c’est une gêne. Au travail, c’est un autre sujet. Une entreprise qui laisse ses équipes utiliser l’IA sans règle écrite ne fait pas un choix, elle en subit un. Dans la défense, le militaire, la santé, le juridique ou la vie politique, la question n’est plus le confort de l’utilisateur : c’est de savoir où partent les données, qui peut y accéder et sous quelle juridiction. Le secteur d’activité devrait dicter l’outil, pas l’inverse. Et ça se décide en amont, pas le jour où un dossier fuite.

Je le constate sur le terrain. À la rédaction de Sciences Humaines, les journalistes viennent me chercher pour la même chose : quel assistant utiliser sans risquer de nourrir un modèle avec un article non publié, le verbatim d’un entretien ou l’identité d’une source. Leurs questions se ramènent toujours à trois. Est-ce que mes échanges restent confidentiels ? Est-ce que mes textes servent à entraîner l’outil ? Où sont hébergées les données ? Sur ces trois points, les assistants américains grand public répondent mal, ou ne répondent pas.

Proton a sorti le 30 juin 2026 la deuxième version de son assistant, Lumo 2.0, un an après le lancement initial. La promesse : une IA qui ne peut techniquement pas lire vos conversations. J’ai ouvert un compte, je l’ai fait tourner, et je lui ai même fait générer les illustrations de cet article. Voici ce que ça donne, captures à l’appui, et ce qu’en pensent ceux qui l’ont testé sérieusement.

Ce que Lumo 2.0 change par rapport à la version 1

La première mouture de Lumo était sympathique et limitée. Elle répondait, point. La 2.0 est une refonte complète, et l’écart se voit dès l’écran d’accueil : un menu Images, un menu Projets, et le sélecteur de modèle posé directement dans la barre de saisie.

Page d'accueil de Lumo 2.0 avec le modèle Lumo 2.0 Max sélectionné et les menus Images et Projets
L’accueil de Lumo 2.0. Notez le sélecteur de modèle en bas à droite de la zone de saisie : c’est là que tout se joue.

Vous choisissez maintenant entre deux modèles et deux modes de raisonnement. Lite pour les tâches courantes, Max pour ce qui demande de la profondeur. À cela s’ajoutent le mode Fast, qui va droit au but, et le mode Thinking, qui déroule son raisonnement étape par étape avant de répondre. Concrètement, Lite plus Fast pour une recherche rapide, Max plus Thinking quand vous attaquez un problème sérieux.

Sélecteur de Lumo 2.0 affichant les modèles Lite et Max et les modes de réponse Fast et Thinking
Deux modèles, deux modes. Quatre combinaisons possibles, et un vrai écart de qualité entre Lite et Max.

Le reste des nouveautés tient en quatre points. La génération et l’édition d’images arrivent, avec la retouche de fond, la suppression d’objets et la transformation d’un croquis en visuel fini. La recherche web va chercher des résultats en direct et cite ses sources. La mémoire retient vos préférences, et c’est vous qui décidez ce qu’elle garde. Les Projects, enfin, sont des espaces de travail chiffrés où vous regroupez conversations, fichiers (jusqu’à 200 par projet) et consignes permanentes. Vous pouvez même fabriquer vos propres assistants spécialisés, les Custom Lumos.

Panneau Memory de Lumo 2.0 avec le bouton Turn off et la liste des souvenirs enregistrés
La mémoire se coupe d’un bouton et se vide à la demande. C’est le genre de détail qui distingue une maison qui prend la vie privée au sérieux.

Côté performances, Proton annonce un score en hausse de 127 % pour Lumo 2.0 Lite et de 240 % pour Max sur l’indice Artificial Analysis Intelligence, face à Lumo 1.4, avec des réponses jusqu’à 76 % plus rapides. Sachez lire ces chiffres pour ce qu’ils sont : ils viennent de tests internes et de comparaisons choisies par l’éditeur. Ils mesurent un progrès réel par rapport à la version précédente, pas une égalité avec GPT ou Claude.

J’essaie gratuitement Lumo

La confidentialité : là où Proton ne triche pas

C’est le cœur du sujet, et c’est là que je trouve Proton nettement au-dessus du lot. L’architecture repose sur le chiffrement à accès zéro (zero-access encryption) : vos conversations, vos fichiers et vos images générées sont chiffrés de telle façon que Proton lui-même ne peut pas les lire. Pas « ne les lit pas par politique interne ». Ne peut pas.

S’y ajoutent l’absence de journaux de conversation, aucun entraînement des modèles sur vos échanges, aucun partage avec des tiers, et une infrastructure entièrement européenne placée sous le droit suisse. Andy Yen, le patron de Proton, en tire l’argument qui fait mouche : l’accès à Lumo ne peut pas être soumis à un décret exécutif américain. Quand on a vu les revirements réglementaires des dernières années, ce n’est pas un détail de communication.

Un point mérite d’être clarifié, parce qu’il circule mal. Les modèles utilisés par Lumo 2.0 sont des modèles à poids ouverts d’origine chinoise : Qwen 3.5 (Alibaba) et GLM 5.2 (Zhipu AI) pour le texte, Image-Turbo et FireRed-Image-Edit-1.1 pour les images. Ça n’implique aucun transfert de données vers la Chine. Proton télécharge les poids et les fait tourner sur ses propres serveurs en Europe, sans le moindre appel vers un serveur tiers. Ce qui compte, c’est où tourne le modèle, pas d’où vient le fichier.

Ce sérieux-là, je ne l’invente pas : c’est la même maison qui tient Proton Mail et Proton Pass depuis des années sans avoir jamais eu à s’excuser d’une revente de données. Sur un marché où la vie privée sert surtout d’argument marketing, c’est un historique qui vaut plus qu’une page de promesses.

Le revers du chiffrement : votre mot de passe devient la clé

Sachez qu’un chiffrement à accès zéro fonctionne dans les deux sens. Proton ne peut pas lire vos conversations, donc Proton ne peut pas non plus vous les rendre si vous perdez votre mot de passe. Activez la phrase de récupération de douze mots dès l’ouverture du compte, notez-la sur papier et rangez-la ailleurs que dans votre navigateur. C’est la phrase de votre compte Proton, la même qui protège Proton VPN et le reste de la maison. La clé, c’est vous.

Autre réglage à connaître avant de vous lancer : Lumo s’utilise aussi sans compte, en mode invité. Rien n’est alors synchronisé sur les serveurs de Proton, mais vous perdez l’historique, la mémoire et les Projects. Pratique pour une question ponctuelle depuis un poste partagé, intenable au quotidien. Si votre obsession est de limiter la casse en cas de fuite de données, ce mode reste le plus radical : ce qui n’est jamais stocké ne peut pas fuiter.

Lumo face aux autres IA souveraines, Mistral en tête

Proton n’est pas seul sur ce terrain, et il serait malhonnête de faire comme si. Mais avant de comparer, il faut poser une distinction que presque tout le monde écrase : la souveraineté juridique et la confidentialité technique ne sont pas la même garantie. La première vous dit sous quelle loi vos données tombent. La seconde vous dit si quelqu’un peut les lire. On peut avoir l’une sans l’autre.

Le champion français, c’est Mistral AI. Son assistant, que tout le monde connaît sous le nom de Le Chat, a été renommé Vibe le 28 mai 2026, à l’occasion de sa fusion avec l’agent de code maison. Sur la souveraineté, le dossier est solide : hébergement en France et au Luxembourg, conformité RGPD, et un centre de données de 44 MW à Bruyères-le-Châtel, dans l’Essonne, financé par un prêt de 830 millions de dollars, environ 722 millions d’euros, officialisé le 30 mars 2026. Sur la puissance brute, Mistral joue dans une autre catégorie que Lumo, et je ne vais pas prétendre le contraire.

Sauf que sur la deuxième question, celle qui m’intéresse ici, la réponse est différente. D’après le centre d’aide de Mistral, les formules Free, Pro et Éducation de Vibe autorisent par défaut l’utilisation de vos échanges pour entraîner les modèles. L’opt-out existe, il est même bien documenté (console d’administration, section Privacy, interrupteur « Allow your interactions to be used to train our models », ou sur mobile Settings puis Data & Account Controls), mais c’est à vous d’aller le chercher. Les formules Teams et Enterprise, elles, sont exclues de l’entraînement par défaut.

Petite précision d’honnêteté, parce que je suis allé vérifier à deux endroits : la documentation de Mistral se contredit sur le plan Pro. La page de documentation technique range Pro parmi les formules non utilisées pour l’entraînement, quand le centre d’aide le range parmi celles qui le sont par défaut. Je ne tranche pas à leur place. Mais retenez le principe : chez Mistral, la protection dépend de votre formule et d’une case à cocher, donc elle dépend du fait que vous soyez au courant. Côté tarifs, Vibe Pro est à 14,99 € par mois et Vibe Team à 24,99 € par utilisateur et par mois, avec un tarif étudiant à 5,99 €.

Un mot sur le reste du paysage, parce qu’il bouge vite. L’allemand Aleph Alpha, longtemps présenté comme l’espoir souverain d’outre-Rhin, a été racheté le 24 avril 2026 par le canadien Cohere, dans une opération valorisée autour de 20 milliards de dollars et soutenue par Berlin et Ottawa, avec la défense, la finance et la santé dans le viseur. L’ensemble reste plus fréquentable qu’un hyperscaler américain, mais la leçon vaut d’être notée : la souveraineté est un statut, et un statut, ça se rachète. Une architecture de chiffrement, non.

Voilà comment je résume l’arbitrage. Chez Mistral, la garantie est contractuelle et juridique : un hébergement européen, le RGPD, un contrat de traitement des données, et une case à décocher selon la formule. C’est sérieux, et pour beaucoup d’entreprises c’est suffisant, surtout que la puissance suit. Chez Proton, la garantie est technique : le chiffrement à accès zéro rend la question de l’entraînement sans objet, puisque personne ne peut lire le contenu, pas même l’éditeur. Reprenez les trois questions des journalistes du début. Vibe y répond bien sur l’hébergement, correctement sur l’entraînement à condition d’avoir la bonne formule et le bon réglage. Lumo y répond par construction, sur les trois.

Je l’ai testé : ce que ça donne en vrai

J’ai commencé par le mettre face à une question qui l’oblige à parler de lui, en mode Max : sa stratégie, et ce qui le différencie de Claude et de ChatGPT. Réponse construite, argumentée, sans le laïus promotionnel que je redoutais. Sous chaque message, une mention discrète rappelle que la conversation est chiffrée.

Question saisie dans Lumo 2.0 sur la stratégie de Proton et la différenciation avec Claude et ChatGPT
Ma première question, posée avec le modèle Lumo 2.0 Max.

Puis je suis passé à l’exercice qui m’intéressait vraiment : lui faire produire l’illustration de cet article. Le menu Images propose une galerie de créations et une simple zone de saisie. J’ai demandé un visuel au format paysage d’au moins 1200 pixels de large.

Galerie des images créées avec Lumo et saisie du prompt de génération d'un visuel au format paysage
L’espace Images, avec la galerie de créations et ma consigne en bas de l’écran.

Premier rendu en quelques secondes : une illustration à plat, propre, dans les codes graphiques de Proton. Rien à redire sur la vitesse, c’est bluffant. Sur le fond, en revanche, l’IA a pris une liberté que je n’avais pas demandée en me servant sa propre mascotte.

Réponse de Lumo 2.0 affichant le chat violet illustré en aplats et la mention Conversation chiffrée
Premier jet. Regardez la phrase d’introduction : « J’ai répondu à votre question and l’image a été générée. »

Et là, un détail qui vaut tous les bancs d’essai. La phrase d’accompagnement mélange les deux langues : « J’ai répondu à votre question and l’image a été générée. » Rebelote à la relance suivante : « J’y ai bien réfléchi and créé une image. » Le modèle bascule en anglais au milieu d’une phrase française. C’est exactement le reproche que plusieurs testeurs adressent à Lumo sur les langues autres que l’anglais, et je viens de le voir en direct sur deux réponses consécutives. Ça ne gêne pas l’usage, mais ça situe le niveau de finition.

J’ai relancé en demandant une version photoréaliste. Nouvelle image en quelques secondes, avec un rendu 3D, un éclairage travaillé et une profondeur de champ propre. Le résultat est nettement au-dessus du premier jet, et c’est celui que j’ai gardé en image de une de cet article.

Relance dans Lumo 2.0 demandant une version photoréaliste et rendu 3D du chat violet
La relance et son résultat. Deux phrases de consigne ont suffi à changer complètement de registre.

Mon bilan de terrain sur cette partie : la génération d’images est rapide et obéissante sur la forme (format, style, ambiance), moins fiable sur le fond quand vous attendez un sujet précis. Pour illustrer un article de blog, c’est largement suffisant. Pour un visuel client au pixel près, vous repasserez.

Je teste gratuitement Lumo

Combien ça coûte, et quelle formule prendre

Lumo Free ne coûte rien et ne demande pas de carte bancaire. Vous avez le modèle Lite, un usage limité de Max, un quota de messages et de générations d’images, et un seul Project. Une limite mérite d’être connue avant de s’installer : sur la formule gratuite, l’historique de vos conversations est conservé 7 jours, pas davantage. Pour tester, ça reste amplement suffisant.

Lumo Plus est à 12,99 € par mois, ou 9,99 € par mois avec un engagement annuel, le tarif que l’application met en avant. Vous y gagnez un usage étendu de Max, davantage de messages et d’historique, plus de générations d’images, des Projects illimités et des Custom Lumos illimités. Le point de comparaison est net : ChatGPT Plus et Claude Pro tournent autour de 20 à 23 € par mois. Lumo Plus revient à peu près à moitié prix.

Écran Passer à Lumo Plus affichant 9,99 euros par mois en facturation annuelle et la liste des avantages
L’écran d’abonnement affiche le tarif annuel. Le mensuel sans engagement est à 12,99 €.

Côté professionnel, Lumo Pro ajoute des outils d’administration et se facture 11,99 € par utilisateur et par mois en engagement annuel, soit 143,88 € pour douze mois, contre 14,99 € par utilisateur et par mois sans engagement. La TVA à 20 % s’ajoute à ces montants. Au passage, l’écran de commande propose d’ajouter la visioconférence chiffrée Proton Meet Professional pour 7,99 € de plus par mois.

Page de paiement Lumo Professional détaillant 11,99 euros par utilisateur et par mois sur 12 mois et 14,99 euros au mois
Le détail de la commande professionnelle, TVA comprise. Les deux paliers sont affichés côte à côte.

Attention à un piège de facturation que beaucoup découvrent après coup. Les formules groupées Proton Unlimited, Duo et Family incluent bien Lumo, mais dans sa version limitée, pas Lumo Plus. Seule la formule Visionary, à 39,99 € par mois, embarque Lumo Plus. Si vous êtes déjà abonné Unlimited et que vous voulez Plus, vous devrez l’ajouter en supplément. Vérifiez-le avant de payer deux fois.

L’assistant est accessible depuis le web, sur iPhone et sur Android. Vous pouvez créer un compte et tester Lumo gratuitement ici, sans engagement. Petit conseil : commencez par la version gratuite pendant une semaine avec vos vraies questions, celles que vous tapez d’habitude. C’est le seul test qui vaut quelque chose.

Mon avis : pour qui, et pour quoi faire

Soyons clairs, Lumo 2.0 n’est pas l’IA la plus puissante du marché, et Proton ne prétend pas le contraire. Si vous faites du développement lourd, si vous avez besoin d’exécuter du code ou de brancher une API sur votre outil métier, regardez plutôt du côté de Vibe, qui reste européen et nettement mieux armé sur ce terrain. Si la recherche web temps réel est votre usage principal, c’est aujourd’hui le point faible reconnu de Lumo.

En revanche, pour tout le reste, et « tout le reste » représente la grande majorité de ce qu’on demande à une IA au quotidien, Lumo 2.0 fait le travail : rédiger, reformuler, résumer un document, préparer un courrier, structurer une idée, produire un visuel. Et il le fait sur des contenus que personne ne lira jamais. Pour un indépendant qui traite des dossiers clients, un journaliste qui travaille sur un papier non publié, une équipe d’un secteur réglementé ou quiconque en a assez d’arbitrer entre l’aide d’une IA et sa tranquillité, l’arbitrage devient facile. C’est d’ailleurs la réponse que je donne aux journalistes qui me posent les trois questions du début : oui, il existe un outil qui répond correctement aux trois.

Ce que je ferais à votre place, en trois gestes. Ouvrez un compte gratuit et gardez-le une semaine sur vos usages réels, en gardant en tête que l’historique gratuit s’efface au bout de 7 jours. Faites l’exercice honnête de repérer les questions que vous n’osez pas poser à ChatGPT : c’est exactement là que Lumo prend tout son sens. Et ne basculez sur Plus que si vous butez sur les quotas, pas avant. À dix euros par mois, la question n’est pas « est-ce que c’est le meilleur modèle du monde », mais « est-ce que je préfère payer moitié prix pour une IA correcte qui ne me lit pas ». Ma réponse est oui, et je pense que Proton est l’une des rares maisons à qui on peut poser cette question sans sourire.

L’image de une de cet article a été générée par Lumo 2.0, en deux consignes, pendant la rédaction.

Foire aux questions

Oui, Lumo Free ne réclame aucune carte bancaire. Vous avez le modèle Lite, un accès limité à Max, un quota de messages et de générations d’images, et un seul Project. La contrainte à connaître avant de vous installer : sur la formule gratuite, l’historique de vos conversations s’efface au bout de 7 jours.

Non, et ce n’est pas une promesse contractuelle mais une contrainte technique. Le chiffrement à accès zéro rend vos échanges illisibles pour l’éditeur lui-même. Aucun journal de conversation n’est conservé et rien de ce que vous tapez ne sert à entraîner les modèles.

Non. Proton télécharge les poids de Qwen 3.5 et de GLM 5.2, puis les fait tourner sur ses propres serveurs en Europe. Aucun appel n’est envoyé vers un serveur d’Alibaba ou de Zhipu AI. Ce qui compte, c’est l’endroit où le modèle s’exécute, pas le pays d’où vient le fichier.

La version limitée de Lumo, oui. Lumo Plus, non. Seule la formule Visionary, à 39,99 € par mois, embarque Lumo Plus. Si vous êtes déjà abonné Unlimited et que vous voulez Plus, il faut l’ajouter en supplément : vérifiez-le avant de payer deux fois.

Pas d’application de bureau native à ce jour. Lumo s’utilise depuis un navigateur, sur iPhone et sur Android. C’est un des reproches qui reviennent le plus souvent chez les testeurs, en particulier du côté des utilisateurs de Mac.

Pour rédiger, reformuler, résumer un document ou préparer un courrier, oui, sans difficulté. Pour du code complexe, de la recherche web en temps réel ou une intégration par API, non : ce sont ses trois points faibles reconnus. Le bon arbitrage consiste à réserver Lumo à tout ce qui est sensible.

Steve Chevillard, créateur d'Astuces & Aide Informatique

Steve Chevillard

Fondateur & Directeur technique web

Homo numericus. J'ai lancé Astuces et Aide Informatique en 2015, à une époque où j'expliquais surtout les mêmes choses trois fois à mes proches. Depuis, je continue : dépanner, tester, écrire ce que j'aurais aimé lire. Une licence en Histoire, un diplôme de développeur web à l'Université de Bourgogne et aujourd'hui le poste de directeur technique web chez Philo éditions (Sciences Humaines, Philosophie magazine, Philonomist). En dehors des écrans, je joue de la basse, j'écoute beaucoup de musique et j'ai une femme et deux enfants qui me rappellent qu'il existe un monde hors du terminal.

Voir les publications de l'auteur

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.